Marche pour l'eau et pour la vie en Équateur

Le libre accès à l'eau est un droit en Equateur
33 442 signatures

Fin de l'action : 20 mai 2014

Des milliers d'indigènes et de paysans ont afflué le 22 mars 2012 vers la capitale Quito, achevant la Marche pour l'eau et pour la vie entamée le 8 mars. Ils critiquent au gouvernement son choix unilatéral pour une économie basée sur l'extraction minière et pétrolière. Ces activités menacent l'approvisionnement en eau du pays

Lettre

« L'eau n'est pas à vendre, cela doit être défendu ! », « L'eau, c'est la vie ! », tels sont les slogans repris en choeur de toutes parts de l'Equateur par les milliers de manifestants qui ont marché vers la capitale Quito. L'utilisation traditionnelle des ressources naturelles en eau est à la base même de l'existence de la majorité des équatoriens. Dans leur pays, l'eau n'est pas une marchandise mais un bien public commun : l'accès gratuit aux ressources d'eau naturelles et propres est un droit inscrit dans la Constitution équatorienne. Cependant, les conflits relatifs à l'utilisation des ressources en eau sont de plus en plus fréquents entre les entreprises et la population. 

Exploitation minière vorace en eau

Les manifestants demandent à ce que leurs ressources naturelles ne soient pas sacrifiées pour l'extraction de matières premières. L'activité minière requiert l'utilisation d'énormes quantités d'eau. Par exemple, la seule mine « Mirador » dans la province équatorienne de Zamora Chinchipe, jouxtant le Pérou, consomme 140 litres d'eau par secondes. Ainsi, chaque jour, deux millions de litre d'eau (!) sont prélevés sur les cours d'eau adjacents et ceci au détriment des villages voisins. Leurs populations ont besoin de cette eau pour la culture de leurs terres et leurs élevages. La mine « Mirador » n'est qu'un des nombreux projets miniers en Equateur. 

En signant la lettre de pétition adressée au président Rafael Correa, vous vous montrez solidaires du peuple équatorien dans ses revendications pour le maintien de l'accès libre à l'eau et pour un environnement propre.

 

Contexte

 

Lettre de pétition originale

Para Presidente del Ecuador, Sr. Rafael Correa

Estimado Sr. Presidente Correa:

El 22 de marzo miles de personas llegan a Quito inundando la ciudad como gotas de agua. No quieren sobrevivir en un país devastado por la contaminación minera y petrolera, No quieren ríos muertos, ni gente enferma, ni animales extinguidos, ni la selva destruida. Por eso, marchan defensa del agua, de los territorios, de la soberanía de los pueblos, del bien común y desde el respeto a la naturaleza. 
Expreso mi solidaridad con las mujeres y hombres que caminan en la Marcha por la Vida, y acompaño solidariamente sus demandas para que usted escuche a su pueblo y le pido que:

Garantice el derecho al agua y su uso para el buen vivir

No lleve a cabo la minería a gran escala. Derogue la ley minera por ser inconstitucional y rompa el contrato minero que firmó con ECSA el 5 de marzo.

No extienda la frontera petrolera. Suspenda las operaciones del bloque 31.

No lleve a cabo los megaproyectos eléctricos que generan enormes impactos sociales y ambientales.

No firme un acuerdo de Libre Comercio con la Unión Europea.

No criminalice la protesta social y elimine los juicios pendientes a dirigentes y líderes sociales.

Cumpla el derecho a la consulta previa en las comunidades del Ecuador.

Respete la jurisdicción de la justicia indígena y los gobiernos comunitarios.

No agreda verbalmente a las mujeres, los pueblos, las nacionalidades y las organizaciones sociales.

Respete la autonomía de los pueblos y nacionalidades y la autodeterminación de los pueblos.

Preserve lugares naturales de valor incalculable actualmente amenazados por proyectos extractivos:  Cordillera del Cóndor, el Parque Nacional Yasuní, la zona de Intag, Molleturo, Limón, Santa Isabel, Esmeraldas o el Kimsacocha y muchos otros.

Atentamente,

Lettre

À:
M. Rafael Correa Delgado, Président de la République de l’Equateur
García Moreno N10-43 Entre Chile y Espejo
Quito - Equateur
______________________________________________________

Monsieur le Président,

Le 22 mars 2012, des milliers de personnes ont afflué vers Quito et ont comme inondé la ville. Ils ne désirent pas (sur)vivre dans un pays détruit par l'exploitation minière et pétrolière. Ils ne sont pas disposés à accepter un futur fait de rivières mortes, de personnes malades, d'extinction d'espèces et de forêts dévastées. C'est la raison pour laquelle ils ont entamé une marche pour la défense de l'eau comme bien commun, pour la souveraineté de la population, et pour le respect de la nature.

Par cette lettre, j'exprime ma solidarité avec les femmes et les hommes qui ont participé à cette marche pour la vie. Je soutiens leurs revendications que je vous demande de respecter. Aussi je vous exhorte à :

- garantir le droit d'accès libre à l'eau et à son utilisation comme un bien commun

- arrêter les projets miniers géants, abolir la loi minière actuelle car anticonstitutionnelle et annuler le contrat, datant du 5 mars 2012, avec la société ECSA concernant la mine « Mirador »

- stopper l'expansion des champs pétrolifères et suspendre les opérations dans le secteur 31

- rejeter les projets de centrales hydroélectriques géantes afin d'éviter leurs conséquences sociales et écologiques désastreuses

- ne pas signer d'accord de libre échange avec l'Union européenne

- ne pas criminaliser la contestation sociale et abandonner les poursuites engagées contre les porte-paroles indigènes et paysans

- respecter le droit à la consultation et au consentement libre, préalable et informé des peuples autochtones

- respecter la compétence du pouvoir judiciaire indigène au niveau communal

- garantir l'autonomie et l'autodétermination des groupes indigènes en Equateur

- préserver les écosystèmes naturels irremplaçables qui sont menacés par des projets miniers : Cordillera del Condor, le parc national Yasuni, Intag, Molleturo, Limón, Santa Isabel, Esmeraldas, Quimsacocha et beaucoup d'autres...


Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mon profond respect.