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L’habitat des singes colobe est menacé par les cultures industrielles d’huile de palme (© Silvana Sita (WCF))

Pétition terminée
Stop à l’huile de palme dans les îles du lac Victoria !

142 891 signatures

Les cultures industrielles d’huile de palme détruiront-elles une nouvelle île du lac Victoria ? À Buvuma, le gouvernement ougandais a octroyé 10 000 hectares de forêts à des investisseurs étrangers. Mais les habitants se défendent pour protéger la nature et ses précieuses ressources. Soutenez-les par votre signature !

Appel

À Rebecca Alitwala Kadaga, Présidente du Parlement d’Ouganda

« Empêchez la déforestation des îles Bugala et Buvuma sur le lac Victoria ! L’Ouganda devrait privilégier ses forêts plutôt que les investisseurs d’huile de palme »

Afficher la lettre de pétition

Les investisseurs veulent établir 10 000 hectares de plantations industrielles de palmiers à huile là où poussent les forêts de l’île Buvuma, sur le lac Victoria. Les défenseurs de l’environnement ougandais tirent la sonnette d’alarme : « des espèces animales, comme les singes colobe, pourraient s’éteindre à cause de la destruction de leur habitat par la déforestation » prévient Joan Akiiza de l’organisation National Association of Professional Environmentalists (NAPE). La biodiversité est déjà en déclin dans cette région. De nombreuses espèces d’oiseaux ont déjà disparu.

Les producteurs d’huile de palme ont découvert cette région il y a une quinzaine d’années. Sur l’île Bugala, les industriels ont déjà détruit 8 500 hectares de forêts ainsi que les moyens de subsistances de nombreuses familles. « Les terres ont été volées à leurs occupants et les forêts ont été rasées pour les plantations de palmiers à huile, ce qui a causé d’importantes perturbation écologiques sur cette île » précise Joan Akiiza.

Les habitants de l’île Buvuma craignent à leur tour la spoliation de leurs terres et la violation de leurs droits humains. Dans une lettre à Rebecca Alitwala Kadaga, Présidente du parlement ougandais, les autochtones écrivent : « l’accaparement des terres et les monocultures détruisent notre agriculture et menacent notre approvisionnement alimentaire ».

Les habitants des îles Victoria ont besoin de notre soutien ! Demandons au gouvernement d’Ouganda de protéger les forêts menacées de l’île Buvuma, et de faire cesser la déforestation sur l’île Bugala.

Contexte

Le groupe agroalimentaire Bidco développe son activité dans la région du lac Victoria. Cette société entretien des liens économiques étroits avec le géant singapourien de l’huile de palme, Wilmar International. Dans de nombreux pays, les activités du groupe Wilmar sont liées à des destructions environnementales et des violations des Droits de l’Homme.

En Ouganda, les entreprises étrangères ont besoin du soutien du gouvernement pour exploiter des terres. Comme elles n’ont pas le droit de les posséder, le gouvernement acquiert des parcelles occupées par des autochtones, et les donne à bail aux industriels pour qu’ils y établissent leurs monocultures.

 

Destinataire de la pétition

En plus de signer la pétition, il vous est possible de contacter directement sa destinataire :

  • Mme Rebecca Alitwala Kadaga, Présidente du Parlement de la République d’Ouganda

Ambassade d’Ouganda
13, avenue Raymond Poincaré
75116 Paris
Tél : +33 (0)1 56 90 12 20
Courriel : uganda.embassy@club-internet.fr

Lettre

À Rebecca Alitwala Kadaga, Présidente du Parlement d’Ouganda

Madame la Présidente,

8 500 hectares de plantations de palmiers à huile s’étendent déjà dans le district Kalangala sur le lac Victoria. Au total, 10 000 hectares ont été cédés à des investisseurs, parmi lesquels les multinationales Bidco et Wilmar International. D’importantes surfaces de forêts et d’autres territoires écologiquement sensibles de l’île Bugala ont déjà été détruits. De nombreux habitants affirment que leurs terres leur ont été volées, les plongeant dans la pauvreté.

Aujourd’hui, le gouvernement veut mettre à disposition 10 000 hectares de terres supplémentaires aux investisseurs du secteur de l’huile de palme, cette fois-ci sur l’île Buvuma. Le gouvernement travaillerait parallèlement sur une réforme qui permettrait de faciliter l’accès aux terres pour les entreprises étrangères.

Les défenseurs de l’environnement tiennent des propos alarmants. Ils annoncent un important déclin de la biodiversité et l’extinction de plusieurs espèces.

Les villageois de Buvuma craignent la spoliation de leurs terres et la violation de leurs droits humains.

Nous vous prions de vous opposer à l’accaparement des terres par les investisseurs et vous invitons à protéger les précieuses forêts de l’île Buvuma qui sont menacées de destruction.

Nous vous remercions, enfin, de mettre un frein à l’expansion de la déforestation dans cette région.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de notre considération distinguée.

Cette pétition est également disponible en :

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