Les routes : un cadeau empoisonné

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La construction de routes est à double tranchant. Utiles à la population et vecteur de développement économique car elles permettent aux agriculteurs de vendre leurs produits et facilitent l'accès à l'éducation et aux soins médicaux, elles détruisent l'environnement et menacent les moyens de subsistance de nombreuses personnes.

La construction de routes est à double tranchant. D'une part, elles sont utiles à la population et sont vecteur de développement économique dans la mesure où elles permettent aux agriculteurs de commercialiser leurs produits et facilitent l'accès à l'éducation et aux soins médicaux. D'autre part, elles détruisent l'environnement et menacent les moyens de subsistance de nombreuses personnes, en particulier des peuples autochtones.

Les défenseurs de l’environnement comparent la construction de routes à l'ouverture de la « boîte de Pandore des dégâts environnementaux » (Pandora‘s box of environmental evils) et font des parallèles avec la prolifération de cellules cancéreuses.

Des images satellite montrent comment la construction d'une route précipite l'apparition de routes auxiliaires, comme des arêtes se dessinant dans le paysage. Il s'agit en l'occurrence aussi bien de routes officielles que de routes non officielles, comme celles construites par des entreprises de bûcheronnage.

Les routes ouvrent la voie à la coupe de bois, à l'exploitation minière, au braconnage et au peuplement de zones auparavant difficiles d'accès pour l'agriculture (champs, plantations, pâturages). Un grand nombre des menaces pesant sur les forêts tropicales sont liées à la construction de routes. Dans les tropiques, 95% de la déforestation est directement corrélée à la proximité de routes dans un rayon de 5 km.

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