Occupy Unilever

Le porte-parole d'Unilever écoute les revendications des indonésiens

14 déc. 2011

14 décembre 2011 - Des activistes indonésiens campent devant le siège social d'Unilever à Hambourg pour récupérer leurs terres spoliées et détruites par son fournisseur en huile de palme Wilmar. En solidarité à cette initiative, Sauvons la forêt remet le même jour sa pétition « Fruit d'Or et Planta Fin » à Unilever France. 

Le mercredi 14 décembre à 10 heures du matin a débuté à Hambourg dans le nord de l'Allemagne l'action «Occupy Unilever». Il s'agit d'une initiative de défenseurs de la forêts indonésiens soutenue par les ONG Robin Wood et Rettet den Regenwald (Sauvons la forêt) consistant à dresser un campement devant le siège social d'Unilever aussi longtemps que la multinationale ne s'engage pas et par écrit à rendre les terres spoliées et détruites par son fournisseur en huile de palme Wilmar.

Afin de montrer leur désespoir deux indonésiens se sont mis torse nu dans le froid humide et glacial de la ville hanséatique devant l'entrée du siège social d'Unilever. Son porte-parole en est sorti et s'est essayé à les amadouer avec toute la sémantique habituelle d'un communicant. Il a invité les indonésiens à un «entretien privé» au chaud. Mais les indonésiens ont décliné cette invitation arguant qu'une telle rencontre devait avoir lieu dans l'espace public, au su et aux yeux de tous.

Unilever France

De son côté, Sauvons la forêt a remis ce même jour et en solidarité à cette initiative sa pétition « Fruit d'Or et Planta Fin - les margarines sanglantes du groupe Unilever » à la directrice nationale de communication, au siège français d’Unilever à Rueil Malmaison (région parisienne). Pour rappel, cette pétition multilingue signée par 33 000 personnes avait été provoquée par la destruction du village des victimes présentes en Allemagne.