Nos victoires pour les forêts tropicales en 2014

La victoire nécessite souvent plusieurs années de lutte à nos partenaires (© bishib70/Flickr (Lizenz : CC BY-NC-ND 2.0))

5 janv. 2015

Nos partenaires luttent de toutes leurs forces pour préserver les riches habitats naturels des régions tropicales où ils vivent. Nous soutenons leur action par des pétitions et des collectes de dons. Chaque succès nous encourage à continuer de travailler avec eux pour la protection des forêts tropicales.


Indonésie : victoires judiciaires pour les défenseurs de l’environnement

• « Nous avons gagné ! » exultait Nordin de notre organisation partenaire Save our Borneo en août dernier. « La Cour suprême d’Indonésie a reconnu  la société d’huile de palme Bumitama Agri coupable du déboisement illégal de 7000 hectares de forêts primaires. Le jugement confirme le succès de nos campagnes pour la préservation des forêts tropicales. »  Nordin avait porté plainte en mars 2012 après avoir découvert et signalé les défrichements illégaux.

Sur l’île de Sumatra, une autre entreprise d’huile de palme a aussi été lourdement condamnée pour déboisement illégal : la société PT Kallista Alam doit verser 9,4 millions de dollars d’amende ainsi que le versement de 21 millions de dollars supplémentaires pour la réhabilitation des tourbières de Tripa. Cette région est l’habitat des derniers Orangs-outans de Sumatra.


Australie : les arbres géants de Tasmanie sont sauvés !

• Le gouvernement de l’Australie voulait déclasser 74 000 hectares de forêts inscrites au Patrimoine mondial. Suite aux protestations sur toute la planète, l’Unesco a rejeté cette requête. Le Comité du Patrimoine mondial a estimé irrecevable l’argument avancé le premier ministre Abbott selon lequel les zones visées ne ne méritaient pas d’être protégées car celles-ci ne comptaient pas de forêts vierges intactes. Les 74 000 hectares de forêt avaient été classés en 2013 sous le gouvernement précédent. 368 869 personnes de par le monde se sont exprimées pour la préservation du site naturel du Patrimoine mondial. Sauvons la forêt et ses partenaires australiens ont participé à cette campagne globale en rassemblant 132 602 signatures.

 

Autres campagnes victorieuses :

• En Malaisie, suite à la remise des 83 000 signatures de notre pétition pour la protection des sites de nidification des tortues vertes, le ministère de l’environnement de l’État de Perak a décidé de réexaminer les projets d’usine à gaz et d’aciérie à proximité de réserves forestières protégées.

• En Australie, mis sous la pression internationale à cause de la révélation des pratiques de certains acteurs de l’industrie du bois, le gouvernement travaille à la protection légale des koalas et de leur habitat naturel.

• Au Cambodge, les habitants de la vallée d’Areng ont déjà convaincu deux entreprises de se retirer d’un désastreux projet de barrage au cœur de la forêt des Cardamomes. Soutenus par des organisations écologistes locales et par nos pétitions, ils agissent pour contraindre une troisième à abandonner ses plans.

• L’état malaisien de Sarawak à Bornéo a fait naître une vague d’espoir pour le peuple Penan et leurs forêts primaires : le nouveau chef du gouvernement veut combattre la puissante mafia du bois et mettre un terme à la corruption, au népotisme et à la déforestation illégale. Pour Lukas Straumann, qui agit de longue date au sein du Bruno Manser Fonds contre  les agissements de la mafia du bois, « identifier la corruption comme cause première de la déforestation et du sous-développement est la chose la plus claire qu’ils nous a été donné d’entendre de la part d’un chef de gouvernement ».

• Sur l’île de Palawan aux Philippines, la résistance ne cesse de croitre contre l’expansion des cultures d’huile de palme. Avec notre soutien, les populations paysannes et autochtones ont fondé la Coalition contre l’accaparement des terres. Grâce à cette structure, elles pourront dénoncer les crimes environnementaux et diffuser leurs informations dans le monde entier.

• En Tanzanie, la Cour de Justice de l'Afrique de l'Est a déclaré illégal un projet de route goudronnée traversant le Parc national du Serengeti et empêché la destruction alors imminente de son inestimable écosystème. Les juges ont motivé leur décision par l’impossibilité de réaliser des travaux à forts impacts environnementaux dans un site naturel inscrit au Patrimoine mondial. Par la construction de cette route, la Tanzanie aurait enfreint ses obligations vis-à-vis des conventions et traités internationaux pour la conservation de la nature et de la biodiversité. Néanmoins, les plans gouvernementaux pour l’expansion du réseau routier dans cette région ne sont pas abandonnés pour autant. Nous continueront donc à travailler pour la préservation du Serengeti.

 

Continuons à sauver les forêts tropicales en 2015 !

Notre association Sauvons la forêt a collecté plus de 3 millions de signatures pour appuyer 38 pétitions multilingues au cours de l’année 2014.

Nous remercions toutes celles et ceux ayant apporté leur contribution à la protection des forêts tropicales !