Biomasse : 40 000 décès par an imputés à la politique de l’UE

Montage : un incendie de forêt dans une cheminée

15 janv. 2018

La pollution générée par la combustion de biomasse serait responsable de la mort de dizaines de milliers de personnes par an dans l’UE. Sans parler des cas de cancers, de maladies cardio-vasculaires et respiratoires et d’asthme. Ces risques sanitaires sont pourtant ignorés par la Commission européenne.

Selon une étude réalisée par l’organisation environnementale FERN, la pollution atmosphérique occasionnée par 27 centrales à biomasse, brûlant principalement du bois, serait responsable de 1 300 décès prématurés par an. Une autre étude prenant en compte les cheminées et les chauffages aux pellets fait état de 40 000 morts à l’échelle de l’UE.

A cela s’ajouterait, selon FERN, 130 000 cas de bronchite et 20 000 hospitalisations dues à des maladies cardio-vasculaires et respiratoires. Les enfants auraient souffert de crises d’asthme déclenchées par la pollution atmosphérique durant un total d’un million de jours. Et Les citoyens européens mis en d’arrêt maladie pendant 10 millions de jours à cause de la combustion de biomasse.

Les défenseurs de l’environnement dénoncent depuis longtemps l’utilisation de biomasse telle que le bois, car elle est responsable de dégâts considérables. Ainsi, des forêts sont détruites pour implanter d’immenses monocultures de bois, alors que la combustion de biomasse est potentiellement plus nuisible pour le climat que celle du pétrole.

Le développement de la combustion de biomasse prévue par la politique bioénergétique de l’UE augmenterait les risques sanitaires - générant encore plus de cas de maladies et de décès.

 

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