Stop au diesel à l’huile de palme et de soja, MAINTENANT !

L'huile de palme dans l'UE - Importations de 2008 à 2018 / Consommation en 2018

Le biodiesel contient de plus en plus d'huile de palme et de soja, provoquant toujours plus de déforestation. L'UE veut exclure l'huile de palme dans une large mesure, mais seulement à partir de 2030, ce qui est bien trop tard. Demandons au gouvernement d'agir MAINTENANT : stop à l'huile de palme et de soja dans les réservoirs !

Appel

Au Président de la République et au gouvernement français

Nous demandons au gouvernement français d'agir sans plus attendre. Stop à l'huile de palme et de soja dans les réservoirs, et MAINTENANT !

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Conduire une voiture est nocif aux humains et à l'environnement à bien des égards. Et une politique climatique mal comprise aggrave encore les problèmes.

De plus en plus grandes quantités d'huile de palme et de soja sont utilisées dans la production de biodiesel. En 2018, les pays de l’Union européenne ont importé 4 millions de tonnes d'huile de palme ainsi que 3,5 millions de tonnes de biodiesel fini produit à partir d'huile de palme et de soja en provenance d'Asie du Sud-Est et d'Amérique du Sud. Les importations auraient coûté 4,2 milliards d'euros aux pays européens.

Ainsi, chaque pression sur la gâchette du pistolet à la station service participe à la déforestation tropicale, synonyme de disparition de l'habitat puis de disparition physique des orangs-outans et de nombreuses autres espèces animales uniques.

Cette destruction des forêts tropicales, pour la culture du palmier à huile et du soja, provoque l'émission d'énormes quantités de dioxyde de carbone. Des études commandées par l'UE montrent que le biocarburants produits à partir de l'huile de palme et d'huile de soja sont respectivement trois fois et deux fois plus nocifs pour le climat que le diesel fossile.

Les problèmes sont connus depuis longtemps, mais l'UE réagit de manière beaucoup trop lente et hésitante. Ainsi, la diminution de la part de l'huile de palme dans les biocarburants est prévue pour 2023, et sa suppression (même pas totale) pour 2030 ! Et ces restrictions ne concernent pas l'huile de soja…

Nous demandons au gouvernement français d'agir, et MAINTENANT. Stop à l'huile de palme et de soja dans les réservoirs !

Contexte

Depuis 2009, les biocarburants sont encouragés en France et au sein de l'UE par la directive relative aux énergies renouvelables (Renewable Energy Directive - RED). Conformément à la directive, la part d'énergie produite à partir de sources renouvelables doit représenter au moins 10% de la consommation d'énergie finale du secteur automobile dans tous les États membres.

L'incorporation de biodiesel au carburant fossile est la solution la plus économique pour les compagnies pétrolières,  avec un taux d'incorporation de 7%. 

Deux tiers de l'huile de palme importée en UE sont dédiés à la production d'énergie, tandis qu'un tiers est affecté à d'autres secteurs tels que l'industrie alimentaire et fourragère et l'industrie chimique, qui consomment toujours moins d'huile de palme (recul de 11% par rapport à 2017).

Importations et consommation d'huile de palme en UE en 2018

- 53% (4 Mt d'huile de palme) pour le biodiesel

- 12% (1 Mt d'huile de palme) comme combustible dans les centrales électriques et thermiques

- 35% (2,6 Mt) pour l'industrie alimentaire et fourragère ainsi que l'industrie chimique

Importation totale : 7,6 millions de tonnes

De plus, une quantité toujours plus importante de biodiesel fini produit à partir d'huile de palme et de soja provenant d'Asie du Sud-Est et d'Amérique du Sud est introduite en UE. En 2018, un total de 3,5 millions de tonnes ont été importées, dont 1,2 million de tonne pour le diesel d'huile de palme et 2,3 millions de tonnes pour le diesel d'huile de soja.

La même année, les importations d'huile de palme et d'huile de soja à des fins énergétiques, ainsi que pour le biodiesel fini, s'élevaient à 4,2 milliards d'euros. Avec cette somme, les automobilistes financent le déboisement de la forêt tropicale en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud.

Sources : Transport & Environment et Oilworld

Lettre

Au Président de la République et au gouvernement français

Monsieur le Président,
Madame la Ministre, Monsieur le Ministre,

Le carburant de nos stations-services contient toujours plus de biodiesel produit à partir d'huile de palme et d'huile de soja.

Nous demandons au gouvernement d'engager une suppression immédiate de l'huile de palme et de l'huile de soja dans le carburant au niveau national.

La culture de palmiers à huile et de soja est la principale responsable de la destruction des forêts tropicales et anéantit la biodiversité. Le biodiesel est jusqu’à trois fois plus nocif pour l'environnement que le diesel fossile.

Nous ne voulons pas d'huile de palme et d'huile de soja dans nos réservoirs !

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, l’expression de notre très haute considération.

Les biocarburants en 5 minutes

Expropriations, déforestation dans les régions tropicales et hausse du prix des denrées alimentaires : la production de bioéthanol et de biodiesel pose de nombreux problèmes pour l'être humain et l'environnement.

Les coûts de production étant plus élevés chez nous et les terres agricoles plus rares, des matières premières telles que l'huile de palme, l'huile de soja et le « bioéthanol » sont importés en masse d'outre-mer et incorporés au carburant fossile. Des écosystèmes naturels sont sacrifiés à ces carburants pour faire de la place aux plantations de palmiers à huile, de soja et de canne à sucre. La destruction des forêts tropicales accroît le réchauffement climatique dû aux grosses quantités de CO2 relâchées dans l'atmosphère.

Comme des millions d'hectares de champs sont désormais occupés par des cultures de plantes énergétiques et ne peuvent donc plus servir à la production de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux, l'offre de denrées alimentaires s'amenuise et les prix augmentent. De plus, le biocarburant est presque exclusivement fabriqué à partir de plantes alimentaires.

Sauvons la forêt mène des actions de sensibilisation à ce sujet. Elle demande à l’Union européenne et à ses États membres de mettre fin à cette politique énergétique dévastatrice.


Glossaire

Agrocarburants / biocarburants : carburants tels que le biodiesel et le bioéthanol fabriqués à partir de denrées alimentaires pour les moteurs à combustion. Ceux-ci sont incorporés au carburant fossile vendu dans les stations-services comme prescrit par la loi.

Biocombustibles : combustibles produits à partir de la biomasse tels que le bois, les copeaux de bois, les granulés de bois, l'huile de palme et la liqueur noire issue de l'industrie de la cellulose. Ils sont utilisés dans les fours, cheminées, installations de chauffage et centrales électriques ou de cogénération pour produire de l'électricité et du chauffage.

Biodiesel (ester méthylique d'acides gras - EMAG) : carburant obtenu par transestérification d'huiles végétales comme le colza, l'huile de palme et le soja.

Changement d'affectation des sols indirect (CASI) : phénomène d'accaparement de terres jusque-là dédiées à la production de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux pour la culture de plantes énergétiques.

Huile végétales hydrogénées (Hydrotreated Vegetable Oils - HVO) : huiles végétales transformées en biocarburant par réaction catalytique avec l'hydrogène (hydrogénation). En pratique, c'est principalement l'huile de palme qui est utilisée.

RED : la directive sur les énergies renouvelables de l'Union Européenne (Renewable Energy Directive – RED, 2009/28/EG) prévoit de couvrir au moins 10% des besoins en carburant dans le secteur des transports via des énergies renouvelables d'ici à 2020.

Plus d'informations

Cette pétition est également disponible en :

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