Pour la fermeture des marchés d’animaux sauvages

Pangolin en cage au Centre de conservation des ressources naturelles de Riau en Indonésie Pangolin en captivité (© Arief Budi Kusuma/shutterstock.com)

Des animaux menacés et braconnés sont vendus dans de nombreux marchés dans le monde. Ces marchés d’animaux sauvages contribuent à l’extinction massive des espèces. Ils sont également des lieux de propagation de maladies pouvant être mortelles pour l’homme. Demandons leur fermeture sur toute la planète.

Mises à jour Appel

Au Président de la Chine, à la Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et aux États membres de l'ONU

“Les marchés d’animaux sauvages exacerbent braconnage, chasse aux espèces menacées et propagation des maladies. Nous demandons leur fermeture.”

Afficher la lettre de pétition

L’apparition du coronavirus en Chine a mis les marchés d’animaux sauvages sous le feu des projecteurs. Le marché de Wuhan, où étaient vendus animaux vivants et fraîchement abattus, est suspecté d’être à l’origine de l’épidémie. Selon les analyses génétiques, le réservoir naturel du virus serait la chauve-souris, mais il aurait été transmis à l’humain via une espèce intermédiaire qui est vendue sur les marchés en question.

Au marché de Wuhan était proposé, au côté du poisson, de la viande de 30 espèces animales, dont des pangolins, des viverridés, des écureuils, différentes espèces de rats, des faisans, des scorpions et des serpents.

Les marchés d’animaux sauvages ne jouent cependant pas uniquement un rôle dans les épidémies. Ils contribuent à l’extinction d’espèces menacées et braconnées comme les pangolins.

La chasse et le commerce des espèces sauvages, à l’instar du changement climatique et de la destruction des habitats, font partie des causes de la dramatique extinction de masse des espèces selon un rapport de l’ONU. Publié fin 2019, il alerte sur la possible prochaine disparition de jusqu’à un million d’espèces animales et végétales.

Certaines forêts, dont les animaux ont disparu à cause de la chasse, sont déjà considérées comme des « forêts vides ».

Parce que le problème va bien au-delà de la Chine et du coronavirus et qu’il contribue à l’extinction d’espèces dans de nombreux pays, nous appelons à la fermeture des marchés d’animaux sauvages dans le monde entier.

Du 15 au 28 octobre, la Chine accueillera la Conférence des Nations unies sur la biodiversité, au cours de laquelle près de 200 pays voudront déterminer comment stopper l’extinction des espèces. Une interdiction mondiale doit être adoptée au plus tard au cours de cette conférence.

Merci d’appuyer cette demande avec votre signature.

Contexte

Les autorités chinoises ont fermé les marchés d’animaux sauvage, d’abord temporairement puis définitivement, à cause de l’épidémie. Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a également été causé par un coronavirus.

Les marchés d’animaux sauvages avaient déjà été fermés en Chine à cause du SRAS, avant d’être rouverts après la fin de l’épidémie.

La majorité des Chinois ne sont pas clients des marchés d’animaux sauvages. Les produits animaliers y étant vendus sont relativement chers.

Dans de nombreux pays, les gens pratiquent la chasse pour leur propre approvisionnement. Il est important d’en tenir compte. Les interdictions devraient ainsi se concentrer sur le commerce de viande de brousse, et en fonction des conditions locales.

Afin d’éviter de criminaliser de larges pans de la population par une interdiction, des campagnes visant à modifier les comportements sont conseillées le cas échéant. Ces campagnes de sensibilisation ne peuvent être initiées de l’extérieur.


Informations supplémentaires

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/17/le-covid-19-une-bonne-nouvelle-pour-les-especes-sauvages_6033331_3244.html

https://www.lejdc.fr/paris-75000/actualites/lorsque-la-pandemie-sera-passee-la-chine-va-t-elle-reprendre-le-commerce-d-animaux-sauvages_13769098/

https://eia-international.org/news/eia-supports-calls-in-china-to-extend-temporary-wildlife-trade-ban-and-make-it-permanent/?

https://newsroom.wcs.org/News-Releases/articleType/ArticleView/articleId/13738/WCS-Calls-for-Closing-Live-Animal-Markets-that-Trade-in-Wildlife-in-Wake-of-Wuhan-Coronavirus-Outbreak.aspx

https://newsroom.wcs.org/News-Releases/articleType/ArticleView/articleId/13755/WCS-Chinese-ban-on-the-sale-of-wildlife-in-markets-restaurants-and-over-e-commerce-needs-to-be-permanent.aspx

https://wildaid.org/chinese-citizens-call-for-permanent-ban-on-wildlife-markets/

https://www.thepetitionsite.com/de/120/292/027/time-to-end-illegal-wildlife-markets-that-led-to-deadly-outbreak-of-the-coronavirus/?

Lettre

Au Président de la Chine, à la Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et aux États membres de l'ONU

Monsieur le Président,
Madame la Secrétaire exécutive,
Madame, Monsieur,

L’apparition du coronavirus en Chine a mis les marchés d’animaux sauvages sous le feu des projecteurs. Le marché de Wuhan, où étaient vendus animaux vivants et fraîchement abattus, est suspecté d’être à l’origine de l’épidémie.

Les marchés d’animaux sauvages ne jouent cependant pas uniquement un rôle dans les épidémies. Ils contribuent à l’extinction d’espèces menacées et braconnées.

Nous vous demandons d’agir pour que soient fermés les marchés où des animaux sauvages braconnés ou en voie de disparition sont vendus.

L’interdiction ne doit pas se limiter à la viande et autres produits alimentaires. Elle doit s’appliquer à tous les produits et parties d’animaux sauvage, et pour tous les usages : remèdes « médicaux », fabrication de teintures et de bijoux, etc.

L’interdiction doit également toucher les animaux élevés en captivité. Dans le cas contraire, ce commerce pourrait être utilisé comme une échappatoire pour les activités illégales et le maintien de la demande de ces produits.

L’interdiction doit également s’appliquer aux restaurants, à la vente par correspondance et aux plateformes de commerce en ligne.

La santé humaine et la lutte contre l’extinction des espèces exigent action déterminée et mesures fermes.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, Madame la Secrétaire exécutive, Madame, Monsieur l’expression de notre profond respect.

Le braconnage en 5 minutes

Le braconnage commercial a fortement augmenté dans les pays du Sud au cours des dernières années. La pauvreté de la population, l’augmentation de la demande en produits d’origine animale et l’accès à de nouvelles zones forestières préservées en sont la cause. De nombreuses espèces se sont raréfiées et leur viande ainsi que certains produits dérivés sont convoités sur le marché noir. 

De nombreuses espèces sont menacées d’extinction par le braconnage ou ont déjà disparu, car les braconniers n’ont aucune considération pour le statut d’espèces menacées, les périodes de fermeture de la chasse ou encore pour les quotas.

Plus d’informations

Mises à jour

actualités | 22 avr. 2020

Protéger les forêts tropicales pour éviter de nouvelles pandémies

Une piste en plein cœur de la forêt tropicale dans le Parc national de Cross River

La pandémie de Covid 19 a été causée par l’homme. En pillant la nature et en détruisant les forêts, l’homme permet aux agents pathogènes mortels de se propager plus facilement et rapidement. La prochaine pandémie pourrait tuer des millions de personnes estiment des experts. Pour éviter cela, nous devons impérativement préserver la nature et enrayer l’extinction des espèces.

suite

actualités | 7 avr. 2020

Leçon du coronavirus : protéger la nature doit devenir une priorité

La pandémie de Covid-19 a probablement commencé sur un marché d’animaux sauvages, où le coronavirus a pu passer de l’animal à l’homme. De nouvelles épidémies peuvent survenir à tout moment en raison de la destruction de la nature. Malgré cela, la protection de l’environnement continue à être reléguée au second plan par les responsables politiques.

suite

actualités | 25 mars 2020

Horrible ! La Chine recommande la bile d’ours contre le COVID-19

Alors que les scientifiques s’accordent à dire que la pandémie de coronavirus a pour origine le marché d’animaux sauvages de Wuhan, le gouvernement chinois recommande sérieusement le recours à la médecine traditionnelle, dont les injections de bile d’ours, pour traiter le COVID-19…

suite

Cette pétition est également disponible en :

323 781 signatures

Aidez-nous à atteindre les 350 000 signatures :

Dernières activités