Non à l’exploitation minière dans la forêt des tigres à Sumatra !

Vue sur la forêt tropicale de l’écosystème de Leuser NON à l’exploitation minière dans l’écosystème de Leuser, le plus important habitat du tigre de Sumatra ! (© Junaidi Hanafiah) Photo de drones d’une une route dans la forêt L’exploitation aurifère a déjà provoqué des entailles dans la forêt de Beutong par le passé (© Junaidi Hanafiah) Vue aérienne d’une rivière traversant un village, avec des montagnes en arrière-plan La rivière Meureubo à Beutong (© Junaidi Hanafiah) Enfants dans la rivière Les enfants aiment se rafraîchir dans son eau cristalline (© Junaidi Hanafiah) Neufs manifestants affichent "NON à EMM" en grosses lettres sur leur torse Manifestation contre la compagnie minière EMM en 2019 (© Junaidi Hanafiah)

Un nouveau projet de mine d’or menace les forêts tropicales de l’écosystème de Leuser en Asie du Sud-Est, un lieu unique au monde où cohabitent orangs-outans, tigres, éléphants et rhinocéros. Soutenons la population et les écologistes de Sumatra dans leur action contre les sociétés Bumi Mentari Energi et Emas Mineral Murni.

Appel

Au Gouverneur, au Ministère des ressources minérales et au Parlement de la province d'Aceh

“Empêchez l’exploitation minière dans l’intégralité de la zone Beutong Ateuh Banggalang !”

Afficher la lettre de pétition

La forêt tropicale du département de Beutong est magnifique, à l’image de la Meureubo avec son eau cristalline. « Nous vivons de la rivière, nous buvons son eau et l’utilisons pour irriguer nos champs et nos jardins », explique Malikul Azis, directeur d’une école locale.

Mais un projet de mine d’or menace aujourd’hui des milliers d’hectares de forêt tropicale, la rivière et la vie des habitants.

Beutong est situé dans une vallée au pied du mont Singgah Mata, qui culmine à 2 800 mètres, au cœur de l’écosystème de Leuser. Cette dernière grande forêt tropicale d’Asie du Sud-Est est réputée pour sa biodiversité, où tigres, éléphants, rhinocéros et orangs-outans cohabitent dans un même habitat. Les montagnes sont riches en minéraux, en pierres précieuses et en or, une richesse qui s’apparente à une malédiction.

La zone est officiellement protégée, mais elle ne cesse d’être attaquée. La population de Beutong en fait elle aussi l’expérience. Pendant des années, ses habitantes et habitants ont lutté contre la société minière PT Emas Mineral Murni (EMM), jusqu’au retrait de son permis par la Cour suprême en 2021.

Aujourd’hui, une autre société minière, la PT Bumi Mentari Energi (BME), a demandé un permis d’exploitation aurifère de 3300 hectares dans le département de Beutong.

Nous sommes contre toute forme d’exploitation minière, autorisée ou non »

dit Zakaria, porte-parole de la population de Beutong qui s’est organisée et s’oppose unanimement à toute forme d’exploitation minière dans le département. Cette position est générale et ne concerne pas uniquement le projet de mine d’or de BME.

De nombreuses personnes agissent à la protection de l’environnement et s’opposent inlassablement à la destruction de leur région par l’exploitation forestière ou minière. Mais la destruction de l’écosystème de Leuser et de la vallée au pied du mont Singgah-Mata ne pourra pas être stoppée sans un large soutien international.

Soutenons-les !

Contexte

L’écosystème de Leuser

L’île de Sumatra abrite l’une des plus grandes et des plus importantes aires protégées d’Indonésie, qui porte le nom de "Kawasan Ekosistem Leuser" (KEL). KEL se trouve en grande partie dans la province autonome d’Aceh et tire son nom du mont Leuser ("Gunung Leuser" en indonésien), son plus haut sommet (3 404 m).

L’écosystème de Leuser est célèbre pour sa faune, mais également pour le fait qu’il est le seul endroit connu de la planète où cohabitent dans un même habitat les quatre grands mammifères menacés que sont l’orang-outan (Pongo abelii), le tigre (Panthera tigris sumatera), le rhinocéros (Dicerorhinus sumatrensis) et l’éléphant (Elephas maximus sumatranus) de Sumatra. La plupart des 400 derniers tigres de Sumatra y ont trouvé refuge, tout comme le rhinocéros de Sumatra, dont il ne reste que quelques individus.

Outre les grands mammifères cités, le Leuser abrite des panthères nébuleuses, des ours malais, des chats marbrés, des dholes (aussi appelés chiens sauvages d’Asie) et de nombreuses espèces de primates. Au total, 105 espèces de mammifères, 382 espèces d’oiseaux et 95 espèces de reptiles et d’amphibiens y ont été recensées. Des espèces devenues rares en Asie du Sud-Est trouvent ici leur dernier habitat.

Le nombre d’espèces végétales ne peut faire l’objet que d’estimations. 8 500 ont été répertoriées scientifiquement à ce jour, dont la rafflesia, la plus grande fleur du monde, et des arbres tropicaux précieux comme le meranti.

Beutong Ateuh Banggalang 

Le département de Beutong Ateuh Banggalang se trouve à environ 50 km de la côte ouest de l’île de Sumatra, dans une vallée entourée de hautes montagnes. La forêt y est en grande partie intacte. Sa population cultive du riz et des légumes pour sa propre consommation, ainsi que des noix de Bancoule (provenant du bancoulier, Aleurites moluccanus), des piments et des fruits, sans aucun pesticide ni engrais artificiel. 

La région est fréquemment exposée à des risques comme les tremblements de terre, les inondations ou les glissements de terrain. Elle a été jusqu’ici préservée de l’exploitation minière, à l’exception des tranchées creusées dans la forêt par une entreprise en 2019 (voir photo ci-dessus). Habitantes et habitants sont unanimes pour que cela reste ainsi. « Sinon, Beutong sur le Meureubo ne restera qu’un nom dans les livres d’histoire. »

La référence aux livres d’histoire est une allusion à Cut Nyak Dhien, une célèbre résistante aux forces armées des colonisateurs néerlandais.  À partir de 1873, les Pays-Bas ont tenté d’annexer Aceh à leur empire colonial au cours d’une guerre sanglante. En 1899, les troupes hollandaises ont attaqué le quartier général de Cut Nyak Dhien à Beutong.

Un siècle plus tard, en 1999, les troupes indonésiennes y ont tué des dizaines de civils, prétendument pour lutter contre le mouvement indépendantiste GAM et le trafic de cannabis.

Cette tragédie est profondément ancrée dans la mémoire collective de Beutong. Elle a également fait l’objet de rapports des Nations unies et d’un long almanach sur les crimes et les violations des droits humains commis par l’armée indonésienne.

Sociétés minières et Cour suprême

En 2019, la société Emas Mineral Murni (EMM) a obtenu un permis aurifère sur 10 000 hectares de la forêt de Beutong. Or, l’exploitation minière de l’or implique la destruction de la forêt, la contamination des eaux par le cyanure, le mercure, les métaux lourds, l’arsenic et les sédiments.

La population locale, dont les protestations n’ont pas eu d’écho, s’est tournée vers les tribunaux. En 2021, la Cour suprême d’Indonésie s’est prononcée en faveur de l’initiative citoyenne et a retiré le permis d’EMM au motif qu’une mine était contraire à la loi sur l’aménagement du territoire. Beutong a été par ailleurs considéré comme le site historique le plus important de la province d’Aceh. Un succès pour la résistance à l’exploitation minière !

Le danger n’est pourtant pas écarté : la société Bumi Mentari Energi (BME) vient d’apparaître et souhaite exploiter les gisements d’or et de cuivre de la région. La mine, si elle se réalise, se situerait précisément dans les zones d’habitations villageoises autour de la rivière Meureubo.

Résistance et pouvoir de l’oligarchie

D’après les témoignages de nos partenaires sur place et les recherches du site d’information Mongabay, il semblerait que BME tente de faire annuler le statut de protection de la zone. Leur argumentation : la mine ne serait pas située dans l’aire forestière protégée, où vivent des espèces menacées, mais dans une zone d’exploitation économique, où se trouvent des habitations et des anciens combattants du mouvement indépendantiste GAM sont installés.

Le permis d’exploitation se base sur un arrêté du ministère de l’Énergie et des Ressources minérales datant de 2022, qui définit l’ensemble des zones minières de la province d’Aceh, les sites en activité et les réserves minérales, et qui inclut les gisements d’or et de cuivre de Beutong.

Une autre base juridique pour l’exploitation minière dans l’écosystème de Leuser est la loi sur l’aménagement du territoire de la province d’Aceh. Cette loi est encore en cours de révision et doit être finalisée d’ici 2024. Le projet de loi ne mentionne pas le statut de protection de l’écosystème de Leuser, ce qui n’a pas manqué d’alerter les écologistes sur place. Il est à craindre que seul le parc national, situé au centre de l’écosystème de Leuser, conserve un statut de protection. Or, l’habitat des "quatre grands" (éléphant, tigre, rhinocéros et orang-outan) est l’écosystème dans son ensemble, et pas seulement les hautes montagnes du centre !

Nous avons lancé une pétition pour contester ce plan de révision de la loi sur l’aménagement du territoire à Aceh. Vous pouvez toujours signer "pour la protection du fabuleux écosystème de Leuser !"

La population de Beutong est fermement opposée à l’exploitation minière et persiste dans son opposition. Mais ces femmes et ces hommes témoignent de manipulations, de menaces, de tentatives de générer des conflits sociaux et des divisions au sein des communautés villageoises. Ils font également état de pressions et de tentatives de persuasion avec le "développement du village", la "croissance économique" et "l’intégration des anciens combattants du GAM" comme arguments.

Dans une déclaration commune adressée au président indonésien ainsi qu’au gouverneur, au ministre de l’énergie et des ressources minérales, au parlement et aux institutions de la province d’Aceh, l’ensemble de la population de Beutong affirme « s’opposer à Bumi Mentari Energi (BME) et aux sociétés similaires qui souhaitent exploiter ou établir des mines dans notre région ». La déclaration est signée par les chefs des quatre villages, l’imam et le préfet.

« En réalité, la décision de la Cour suprême signifie qu’il ne peut pas y avoir d’exploitation minière à Beutong. Les villages ont tout au plus besoin d’améliorations techniques concernant les méthodes de culture dans les jardins et les champs », explique Nasir Buloh de l’organisation environnementale WALHI Aceh.

Dans le cas présent, il n’en va pas seulement de l’opposition riziculture traditionnelle vs mine d’or ou forêt tropicale vs croissance économique. Il s’agit également de savoir COMMENT les intérêts politiques et économiques sont imposés.

Kharil, de la Coalition pour les droits humains, conseille au gouvernement de ne pas utiliser l’armée ou la terreur pour faire valoir ses intérêts. 

La peur de la violence exercée par les forces de sécurité contrôlées par les oligarques et de la répétition d’une histoire sanglante est aussi grande que celle causée par les possibles destructions résultant de l’exploitation aurifère.

Lettre

Au Gouverneur, au Ministère des ressources minérales et au Parlement de la province d'Aceh

Monsieur le Gouverneur,
Monsieur le Ministre,
Madame la Députée, Monsieur le Député,

Nous avons appris avec consternation le possible octroi d’un permis minier à la société PT. Bumi Mentari Energi (BME) à Beutong Ateuh Banggalang. L’exploitation aurifère à l’intérieur de l’écosystème de Leuser, si important sur le plan écologique, serait une catastrophe pour la population de Beutong Ateuh Banggalang, pour la préservation de l’environnement et même pour tous les habitantes et habitants de notre planète.

Dès 2013, la population de Beutong Ateuh Banggalang a décidé à l’unanimité de refuser l’exploitation aurifère sur son territoire. Puis, en 2023, le Muspika (commission consultative composée du département, de la province, de la police et de l’armée) a rejoint la population dans son opposition à PT. Bumi Mentari Energi et aux autres sociétés qui souhaitent exploiter des mines à Beutong Ateuh Banggalang.

La population a le droit de faire entendre sa voix contre les projets destructeurs, elle a le droit au consentement libre, préalable et éclairé. Nous soutenons la résistance des citoyennes et des citoyens de Beutong, étant donné l’importance de l’écosystème de Leuser pour la survie de notre planète.

Le gouvernement d’Aceh doit prendre en compte la valeur historique, l’importance écologique, la biodiversité ainsi que la prévention des catastrophes environnementales. Ainsi, la population de Beutong Ateuh Banggalang pourra continuer à vivre selon ses traditions et en harmonie avec la nature.

Aux côtés de la population, nous demandons :

> L’exclusion de Beutong Ateuh Banggalang des zones ouvertes à l’exploitation minière.

> La préservation de Beutong Ateuh Banggalang des menaces liées à l’exploitation minière.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Gouverneur, Monsieur le Ministre, Madame la Députée, Monsieur le Député, l’expression de notre profond respect.

L'or en 5 minutes

Situation actuelle : l’or sale

 

On trouve de l’or presque partout dans le monde. L’extraction de l’or est particulièrement massive sur l’île de Lihir au nord-ouest de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, où environ 75 kilos d’or sont extraits chaque jour. En comparaison internationale, la Chine est le pays qui extrait le plus d’or en 2016 avec 455 tonnes, soit environ 13 % de la production mondiale.

En 2016, 47,4 % du métal précieux a été transformé en bijoux ; 7,5 % de l’or extrait a été utilisé dans l’industrie électronique pour fabriquer entre autres des téléphones et des ordinateurs portables. Le reste est détenu par des banques centrales ou des investisseurs privés sous forme de réserve et à des fins spéculatives. La Banque centrale américaine possède de loin le plus grand stock d’or mondial avec 8 133,5 tonnes. La Banque fédérale d’Allemagne arrive en seconde position avec 3 377,9 tonnes d’or.

L’or peut être présent sous forme de dépôts alluvionnaires granuleux (pépites), qui sont séparés mécaniquement du substrat venant du sol. Mais le métal précieux est le plus souvent présent en quantités infimes dans la structure réticulaire des minéraux rocheux. Les orpailleurs doivent utiliser du cyanure et du mercure pour extraire et lier la poussière d’or.

L’exploitation aurifère industrielle a recours au cyanure et à la soude caustique, un procédé extrêmement nocif pour l’environnement. L’extraction d’une tonne d’or nécessite 150 tonnes de cyanure en moyenne. À titre de comparaison, quelques millilitres de cette substance sont déjà mortels pour l’homme.

Le procédé à base de mercure est souvent utilisé par les petits orpailleurs. Les minerais contenant de l’or sont d’abord passés au tamis pendant des heures dans l’eau, jusqu’à ce que la poussière d’or soit concentrée dans le dépôt. Cette boue rocheuse contenant de l’or est ensuite mélangée à du mercure, qui forme un alliage liquide (amalgame) avec l’or. Cet alliage est ensuite chauffé. Le métal lourd toxique s’évapore, ne laissant que de l’or pur. Dans les petites mines artisanales, on cherche souvent en vain des équipements de protection contre la neurotoxine ou des dispositifs permettant de récupérer le mercure s’évaporant. Le métal précieux profite surtout aux bailleurs, aux entreprises de transport et aux distributeurs de produits chimiques. Les hommes et la nature souffrent de l’exploitation aurifère.

Les conséquences : des forêts tropicales à la riche biodiversité transformées en déserts toxiques

 

Le cyanure et le mercure contaminent les sols et les nappes phréatiques à jamais. Mêmes lorsque les mines d’or sont fermées, les gravats traités au cyanure émettent des acides sulfuriques toxiques pendant des décennies.

L’extraction aurifère industrielle nécessite par ailleurs des quantités d’eau astronomiques. En moyenne, 140 000 litres d’eau par heure sont nécessaires, ce qui correspond à la consommation d’eau annuelle d’un foyer de trois personnes (en Allemagne). L’eau contaminée est stockée dans des bassins de rétention recouverts d’un film étanche puis partiellement retraitée. De fortes pluies susceptibles de provoquer des débordements ou des ruptures de digues et des micro-perforations pouvant endommager le film constituent de grands risques environnementaux. Les ruptures de digues sont fréquentes. En 2000, des boues contenant des métaux lourds ont contaminé la Tisza, le plus grand affluent du Danube, en Roumanie. Toute forme de vie a été détruite dans les cours d’eau. La charge polluante a été détectée jusque dans le Danube, pourtant éloigné de plusieurs centaines de kilomètres.

A cela s’ajoute l’abattage d’arbres géants dans les forêts vierges. Des pelleteuses creusent la terre, laissant derrière elles des paysages lunaires. 1 000 kilos de déchets toxiques et de déblais sont produits pour obtenir seulement 0,24 gramme d’or. Une bague en or produit à elle seule 20 tonnes de déchets hautement toxiques.

L’organisation des droits de l’homme Human Rights Watch signale aussi que le travail des enfants est largement répandu dans le secteur aurifère. Les enfants sont envoyés dans des puits étroits et lavent le minerai contenant de l’or à mains nues dans des mélanges à base de mercure.

La solution : 4 règles d’or pour protéger les hommes et la nature

Mon bijou en or a-t-il lui aussi été fabriqué dans des conditions inhumaines et préjudiciables pour l’environnement ? Il est extrêmement difficile de suivre la trace de l’or en raison de la multiplicité des acteurs impliqués. Les raffineries d’or, qui se trouvent principalement en Suisse et représentent 70 % de la production mondiale, indiquent utiliser des matières premières fournies par des revendeurs certifiés. Mais si l’on y regarde de plus près, on s’aperçoit que de nombreux vendeurs réalisent des transactions fictives avec de fausses adresses (nous vous recommandons de visionner le reportage suivant : « L’or sale d’Amazonie française »).

Nous sommes également responsables de ces conséquences désastreuses. Alors, que pouvons-nous faire à notre échelle pour changer cela ?

  • Repenser la consommation: a-t-on vraiment besoin d’un nouveau smartphone chaque année ? Utilisez vos appareils électroniques (téléphones et ordinateurs portables) aussi longtemps que possible. Lorsque votre appareil ne fonctionne plus, vous pouvez vous en séparer en veillant à le déposer dans un point de recyclage. Saviez-vous que, selon les calculs de l’ONU, l’or contenu dans seulement 49 portables correspond à une tonne de minerai d’or ?
  • Transformez vos bijoux : vous pouvez facilement transformer en or vos bijoux démodés ou qui ne seraient plus à votre goût. La forêt tropicale vous en sera reconnaissante.
  • L’or n’est pas un bon investissement : l’or est-il vraiment un placement sûr en cas de crises financières ? Les experts le déconseillent. Et en plus, l’or n’est pas un placement financier éthique et responsable.
  • Partagez vos connaissances : alertez l’opinion sur l’usage de produits toxiques pour l’environnement dans les mines à ciel ouvert, la destruction de la nature et les conditions de travail inhumaines qui y prévalent. Vous pouvez également envoyer un signal fort et soutenir notre travail en signant nos pétitions comme « Président Macron : Non à la mine d’or industrielle en Guyane ! »

Plus d’informations

Footnotes

PT Emas Mineral Murni (EMM)

La société EMM avait obtenu en 2018 un permis minier pour l’extraction d’or et de cuivre sur une zone forestière de 10 000 hectares, valable 20 ans et renouvelable jusqu’à 40 ans.

80% des actions d’EMM sont détenues par Asiamet Resources Limited, une société cotée à la bourse de Londres et financée, entre autres, par des investisseurs indonésiens, chinois et suédois.


PT Bumi Mentari Energi (BME)

BME est une société largement méconnue. Son permis controversé s’étend sur 3 300 hectares dans la zone d’habitation de quatre villages.

Cette pétition est également disponible en :

81 350 signatures

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