Palawan : L'exploitation minière progresse, la résistance locale s'organise
Philippines : Les populations autochtones de l’île philippine de Palawan lancent un appel à l’aide face à l’expansion des activités minières : « La société minière Calmia Nickel Inc (CNI) a dépassé toutes les limites ».
« Les sociétés minières aux Philippines se montrent de plus en plus audacieuses et agressives, et s’efforcent désormais de briser la solidarité communautaire de l’intérieur », explique l’un de nos alliés de la Coalition contre l’accaparement des terres (CALG), qui travaille en étroite collaboration avec la communauté autochtone des Pala’wan, touchée par ce phénomène.
Le nickel est utilisé dans les batteries lithium-ion destinées aux voitures, ce qui le place au cœur de la course mondiale actuelle à la « transition énergétique ».
À l’aube du 1er octobre, des gardes lourdement armés ont pénétré dans une exploitation agricole privée de cocotiers située à Sitio Linao, à Brooke’s Point, pour en clôturer une partie avec du fil barbelé afin de s’imposer de force dans les hautes terres. Ces terres font partie du domaine ancestral du peuple Pala’wan. La Philippine Coconut Authority (PCA) a été alertée alors que les communautés assistaient, impuissantes, à la destruction de leurs moyens de subsistance par des bulldozers.
Les propriétaires fonciers autochtones ont immédiatement érigé une barricade et construit un petit abri afin de pouvoir rester sur place, refusant de laisser les engins miniers avancer. Partout aux Philippines, les communautés ont recours à des barricades pour s’opposer à l’exploitation minière.
Une pétition en ligne lancée par Sauvons la Forêt contre l’exploitation minière à Palawan et à Brooke’s Point a été lancée en août 2026, à la suite du démantèlement d’une barricade précédente. La pétition compte désormais près de 50 000 signataires.
« La pétition de Sauvons la Forêt est un moyen important de contribuer à donner de la visibilité aux Pala’wan touchés », écrit CALG.
« La progression effrénée de Calmia vers les hauteurs détruit des cocoteraies vieilles de plusieurs décennies, déracine des arbres fruitiers et menace désormais la forêt primaire », indique un communiqué de presse diffusé par CALG.
La position des populations autochtones concernées est claire :
« Si le bulldozer veut passer de force, il devra passer par-dessus nos corps », nous ont-ils déclaré.
L’entreprise pourrait franchir la nouvelle barricade à l’aide d’engins lourds, mais la présence de personnes se dressant sur son chemin rend la tâche bien plus difficile.
La barricade est installée en plein sur la voie carrossable que l’entreprise aménage pour pénétrer plus loin à l’intérieur des terres. En l’espace de quelques heures, des dizaines de familles Pala’wan se sont rassemblées en signe de solidarité. La maire adjointe Mary Jean Feliciano, qui s’oppose elle aussi au projet minier, se tient à leurs côtés, tout comme Jaymart Naigue, membre du Sénat, Victor Colili, ancien conseiller des peuples autochtones, ainsi que des responsables religieux et des associations de la société civile. Calmia exerce ses activités sans autorisation du maire.
La solidarité mondiale grandit
Rejoignez le soutien international croissant pour ces communautés en signant et en partageant la pétition de Sauvons la Forêt contre l’exploitation minière à Palawan et Brooke’s Point !
Regardez la vidéo:
Coalition against Land Grabbing. Voir: https://www.coalitionagainstlandgrabbing.org/
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Mon don pour les activistes
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