Pétition terminée
Détruire les forêts tropicales pour protéger le climat est absurde
Selon les derniers chiffres, 51% de l’huile de palme importée dans l’UE est utilisée pour la production de biocarburants. Les ministres européens négocient la politique énergétique de l’UE et donc du sort des orangs-outans.
Mises à jourÀ la Commission européenne, au Parlement européen, au Conseil des ministres de l’UE et aux gouvernements des 28 États membres
« Les biocarburants sont une aberration énergétique et alimentaire. N’attendez plus pour sortir de cette impasse ! »22 milliards de litres de biocarburants ont brûlé dans les véhicules de l’UE en 2016. La Commission européenne persiste à continuer dans cette voix, même au ralenti : le taux d’incorporation de biocarburants s’élèvera encore à 3,8% en 2030. Pourtant, ces denrées alimentaires (maïs, blé, huile de palme et de colza, etc.) transformées en carburant pourraient nourrir des millions de personnes.
Les monocultures destinées à la production d’éthanol et au biodiesel détruisent par ailleurs les forêts tropicales et leur biodiversité. D’énormes quantités de carbone s’échappent ainsi dans l’atmosphère.
Même les études réalisées à la demande de l’UE parviennent à cette conclusion. Le biodiesel à base d’huile de palme génère trois fois plus d’émissions nocives pour le climat que le diesel pétrolier. Le biodiesel à base de colza et de soja a également un bilan climatique négatif.
Les surfaces cultivées couvrent 8,8 millions d’hectares, dont deux tiers en dehors de l’UE. Selon l’étude européenne, des plantations de palmiers à huile destinées au biodiesel européen s’étendent sur 2,1 millions d’hectares en Asie du Sud-Est.
Orangs-outans, tigres et rhinocéros y perdent leur habitat. Des éléphants, qui s’aventurent dans les palmeraies pour se nourrir, se font même empoisonner. À Bornéo, la population d’orangs-outans a chuté de 100 000 individus au cours des dix dernières années.

En 2017, le Parlement européen a voté massivement pour la fin de l’importation d’huile de palme et des biocarburants issu d’huiles végétales menaçant la forêt tropicale. Et invité la Commission européenne à interdire l’utilisation d’huile de palme pour les biocarburants d’ici 2020.
Les négociations actuelles offrent une chance de changer enfin de politique bioénergétique au sein de l’UE. Merci de signer notre pétition.
Chiffres relatifs à la production et à la consommation de biodiesel (FAME) et de diesel HVH (huile végétale hydrotraitée), tel que l’éthanol, dans le secteur des transports au sein de l’UE
1. Biodiesel (FAME) et diesel HVH dans l’UE en milliards de litres en 2016
Production 14,7
dont diesel HVH 2,4
Consommation 14,9
Matières premières destinées au biodiesel (FAME) et au diesel HVH en millions de tonnes en 2016
Huile de colza 6,1
Huile de palme 2,4
Déchets de graisses (huiles de cuisson usagées) 2,4
Graisses animales 1,1
Huile de soja 0,6
Autres huiles (résine liquide, acides gras) 0,4
Huile de tournesol 0,01
Autres huiles végétales 0,3
2. Éthanol dans l’UE en milliards de litres en 2016
Production 6,0
Consommation 6,8
Matières premières destinées à l’éthanol en millions de tonnes en 2016
Betterave sucrière 8,8
Maïs 5,4
Blé 4,0
Triticale (céréale hybride provenant du croisement du blé avec le seigle) 0,7
Seigle 0,6
Orge 0,5
Cellulose (bois, etc.) 0,2
Source : USDA, 6-2017: EU Biofuels Annual 2017
Sources et informations supplémentaires
- Article d’Euractiv Le Parlement tire la sonnette d’alarme sur l’huile de palme
- Résolution du Parlement européen du 4 avril 2017 Huile de palme et déforestation des forêts tropicales humides
- Communiqué du programme européen pour la recherche et l’innovation Consultation publique : politique en bioénergie durable 2020-2030
- Article de Libération Près de la moitié de l’huile de palme consommée en Europe se trouve... dans le diesel
- Article d’Euractiv Scientists demand end to crop-based biofuels
- Etude de l’UE à télécharger The land use change impact of biofuels consumed in the EU - Quantification of area and greenhouse gas impacts
- Rapport de Cerology Thought for food - A review of the interaction between biofuel consumption and food markets
À la Commission européenne, au Parlement européen, au Conseil des ministres de l’UE et aux gouvernements des 28 États membres
Madame, Monsieur,
Les pays de l’UE consomment près de 22 milliards de litres de biocarburant dans le secteur du transport. Au vu des millions de personnes qui souffrent de faim ou de malnutrition, la transformation de denrées alimentaires (huiles végétales, maïs et blé) en biocarburant demeure extrêmement discutable.
Les importantes superficies nécessaires aux monocultures énergétiques altèrent la biodiversité et détruisent des écosystèmes uniques tels que les forêts tropicales.
Les importations d’huile de palme sont particulièrement graves. Les plantations industrielles de palmiers à huile s’étendent dans le monde entier au détriment des forêts tropicales. Elles détruisent la biodiversité et chassent les habitants de leur terre.
Les études scientifiques mandatées par la Commission européenne arrivent aussi à la conclusion que le biodiesel à base d’huile de palme génère trois fois plus d’émissions nocives pour le climat que le diesel fossile. Le biocarburant issu d’huile de soja et de colza présente également un mauvais bilan climatique.
Défenseurs de l’environnement, militants des droits de l’homme, scientifiques, experts en développement, organisations internationales telles que les Nations Unies (ONU) et l’OCDE, ainsi que des milliers de citoyens du monde entier demandent à l’UE de mettre fin à sa politique néfaste en matière de biocarburant.
Nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de notre considération et de notre vigilance citoyenne.
Bonne nouvelle pour les forêts tropicales et leurs habitants : l’Autriche a décidé de ne ne plus considérer le carburant fabriqué à partir d’huile de palme comme un biocarburant à partir du 1er juillet 2021.
La disparition des espèces animales et végétales menace l’existence de l’humanité tout entière. Un million d’espèces pourraient bientôt disparaître, si les hommes continuent de détruire la planète comme ils l’ont fait jusqu’à présent. Une politique radicalement différente doit être mise en œuvre !
La destruction des forêts tropicales n’a jamais été aussi grave qu’en 2018. L’évolution est particulièrement dramatique dans les forêts primaires dont 3,6 millions d’hectares, soit l’équivalent de la Belgique, ont été déboisés rien que l’année dernière.
Le biocarburant à base d'huile de palme est tout sauf écologique. Chaque année, environ quatre millions de tonnes de l’huile tropicale sont utilisées pour produire du biodiesel. La Commission européenne a présenté une loi visant à réduire l’incorporation de l’huile de palme et à y mettre un terme d’ici 2030.
Déclaration ouverte
La population d'orangs-outans baisse à un rythme catastrophique à Bornéo, avec une chute de 100.000 individus au cours des 16 dernières années. La cause principale de ce désastre est la déforestation tropicale pour l'établissement de plantations d'huile de palme.
Près de la moitié du biocarburant utilisé en Europe est fabriqué à partir d’huile de palme actuellement. Le 17 janvier 2018, le Parlement européen s’est prononcé pour l’interdiction de l’huile de palme comme matière première dans les agrocarurants. Reste à convaincre le Conseil des ministres de l’UE de bannir l’huile de palme de la directive relative aux énergies renouvelables.