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Démantèlement de la barricade
Le 29 juin, les autorités ont ordonné le démantèlement de la barricade destinée à mettre fin à l’extension de l’exploitation minière du nickel. (© CALG)

Soutenez la mobilisation des populations autochtones contre l'exploitation minière du nickel à Palawan

Palawan est une réserve de biosphère de l'UNESCO, mais l'exploitation minière du nickel ne fait que prendre de l'ampleur sur l'île. Les droits des peuples autochtones sont bafoués par les institutions mêmes qui sont censées les protéger. La population s'oppose à l'expansion des activités minières.

Appel

Maire Cesareo Benedito Jr., Commune Brooke’s Point; Gouverneure de Palawan Amy Roa Alvarez ; Directeur exécutif du PCSD, avocat Teodoro Jose S. Matta ; Ministre de l’Environnement et des Ressources Naturelles Maria Antonia Yulo Loyzaga ; Présidente du NCI

« Les populations autochtones protègent les forêts de Palawan depuis des siècles. Contribuez à ce que Brooke’s Point reste parmi les communes les plus vertes. »

Afficher la lettre de pétition

Le 26 mars, les communautés stupéfaites, ont assisté, à l’intrusion de deux pelleteuses de la société Calmia Nickel Inc. (CNI) dans leur territoire ancestral situé dans les hautes terres – un paysage où la subsistance est encore une réalité bien vivante : des forêts abritant une faune abondante, des rizières et des champs de manioc, ainsi que des dizaines de sources d’eau douce qui approvisionnent des communautés entières. L’entreprise a nivelé un terrain sur lequel elle aurait l’intention d’ériger des installations minières.

La société minière a envahi notre territoire ancestral sans même nous consulter. Nous n’avons eu d’autre choix que d’agir immédiatement et d’ériger une barricade pour empêcher de nouvelles intrusions. »

- Panglima Celso Paida, chef de tribu

Pendant près de trois mois, les populations autochtones ont monté la garde devant la barricade. Celle-ci est devenue un symbole vivant de leur résistance : une lutte collective pour faire valoir les droits ancestraux et défendre les bassins versants de Brooke’s Point, qui approvisionnent les communautés dans les montagnes ainsi que les agriculteurs et les pêcheurs en aval.

Une évacuation brutale avec le soutien des autorités publiques

Le 29 juin, cet avant-poste de l’autodétermination autochtone a été démantelé. L’opération a été menée par différentes agences gouvernementales, avec le soutien de la Commission Nationale pour les Peuples Autochtones (NCIP).

Mais la résistance des populations autochtones Pala’wan et de la société civile pour la protection des forêts et des bassins versants de Brooke’s Point se poursuivra – jusqu’à ce que l’exploitation minière soit arrêtée et les territoires ancestraux respectés.

La destruction de la barricade ne nous arrêtera pas. Nous défendrons notre forêt et l’avenir des générations futures avec encore plus de détermination. »

- Celso Paida

Signez la pétition pour soutenir les populations autochtones s’opposant à l’exploitation minière du nickel à Palawan.
 

Contexte

L'ordre de démanteler la barricade s'appuyait sur une décision de l’IPDO BICAMM, une organisation dont la légitimité est largement contestée par les chefs Pala'wan. Comme signe manifeste de partialité, le directeur provincial de la NCIP (Commission Nationale pour les Peuples Autochtones), l’avocat Jansen Jontilla, portait un casque de mineur quand il remettait, en personne, l’ordre de démantèlement aux concernés – cela montre clairement quels intérêts la NCIP défend en vérité et constitue une trahison envers les communautés que cette autorité est, par la loi, tenue de protéger.

On acclame les dirigeants illégitimes et ignore les véritables gardiens

Le président de l’IPDO BICAMM, Julhadi Titte, figure clé du démantèlement de la barricade, a affirmé que cette dernière enfreignait les accords conclus et violait la Loi sur les Droits des Peuples Autochtones (IPRA). Les chefs Pala’wan rejettent toutefois catégoriquement cette version des faits. L’un d’entre eux fait valoir : « Titte n’est pas un chef autochtone légitime, il n’appartient pas aux tribus Pala’wan, et l’IPDO BICAMM ne représente pas les véritables gardiens du territoire ancestral dans les six barangays (unités administratives). » Pourtant, la NCIP continue de soutenir de telles personnalités – une pratique qui sert les intérêts de l’industrie minière.

Un autre représentant respecté des Pala’wan explique :

« L’IPDO BICAMM est le fruit d’ententes secrètes entre les sociétés minières et la NCIP. Nos dirigeants légitimes se réorganisent au sein du PEKP (chefs traditionnels), avec le soutien du MKE (groupes de femmes) et du SAMAKA (Jeunes contre l’exploitation minière). 

Une procédure déficiente en matière de consentement libre, préalable et informé

Selon les chefs Pala'wan, la procédure de consentement libre, préalable et informé (FPIC) a été manipulée par des fonctionnaires de la NCIP. L’un d'entre eux explique : « La NCIP a validé l'autorisation d’exploitation minière à l’issue de votes ‘à la majorité’ contestables, plutôt que par un véritable consensus, comme le prévoit l'IPRA. »

Une militante autochtone des droits des femmes confirme cela :

« Certaines des personnes interrogées ne sont pas vraiment d'origine autochtone. Elles collaborent avec les entreprises minières par intérêt personnel. Elles parlent en notre nom sans notre consentement – et la NCIP les reconnaît à notre place. »

Accords miniers fondés sur la fraude et les violations de la loi

Des chefs illégitimes ont participé aux consultations, et non les vrais gardiens reconnus par les communautés locales. Des chefs autochtones demandent désormais une enquête sur la manière dont le protocole d’accord a été conclu et sur la manière dont les permis d’exploitation minière ont été obtenus malgré la forte contestation.

L’ancien conseiller municipal de Brooke’s Point et chef indigène, Victor Colili, pose la question : « Pourquoi la NCIP suit-elle les instructions d’un groupe qui gère les redevances minières plutôt que celles de la communauté autochtone, alors que cette dernière vit réellement dans les zones ancestrales où l’exploitation minière aura lieu ? »

La vice-maire de Brooke’s Point, Mary Jean Feliciano, ajoute :

« La NCIP a été créé pour protéger les peuples autochtones, pas pour les déstabiliser. Si on ignore, lors des prises de décision, les voix de ceux qui protègent ces terres depuis longtemps, la confiance du public envers cette commission s’effondre. »

Infractions à la loi, promesses brisées et une menace pour un site protégé de l’UNESCO

MacroAsia/Calmia a promis, dans sa déclaration d’intention, neuf programmes pour les peuples autochtones dans son protocole d’accord, mais aucun n’a été mis en œuvre. Son territoire de concession minière chevauche le Paysage Protégé de Mont Mantalingahan (MMPL), un site reconnu par l’UNESCO comme un foyer de biodiversité, qui alimente 33 rivières et fournit des services écosystémiques d’une valeur de 5,5 milliards de dollars pour 200 000 personnes.

Le projet n’a pas non plus reçu l’autorisation de fonctionnement du maire de Brooke’s Point et ne devrait pas être poursuivi en vertu de l’ordonnance provinciale n° 3646, imposant un moratoire de 50 ans sur l’exploitation minière. Pourtant, les autorités chargées de l’application de la loi continuent d’ignorer ces violations. Cela reflète un schéma bien connu dans la politique philippine en matière de ressources : corruption, clientélisme et impunité menacent le statut de Palawan en tant que réserve de biosphère de l’UNESCO avec les dernières forêts vierges du pays.

Une modification législative dangereuse

Certaines lois pour protéger les droits des peuples autochtones aux Philippines sont les plus strictes d’Asie. Mais la corruption les mine. Même la loi pionnière concernant les droits des peuples autochtones (IPRA) est aujourd’hui menacée. Les modifications législatives prévues transféreraient ces compétences au ministère de l'Environnement et des Ressources naturelles (DENR) – l'autorité même dont le Bureau des mines et des sciences de la terre délivre les permis d'exploitation minière. Si ces modifications étaient adoptées, les droits des peuples autochtones relèveraient de la compétence d'une autorité susceptible de les vider de leur substance.
 

Lettre

Maire Cesareo Benedito Jr., Commune Brooke’s Point; Gouverneure de Palawan Amy Roa Alvarez ; Directeur exécutif du PCSD, avocat Teodoro Jose S. Matta ; Ministre de l’Environnement et des Ressources Naturelles Maria Antonia Yulo Loyzaga ; Présidente du NCI

Mesdames, Messieurs,

Chaque mois, nous recevons de nouvelles informations inquiétantes sur l’avancée de l’exploitation minière à Palawan, une réserve de biosphère de l’UNESCO. Tout comme de nombreuses personnes préoccupées à travers le monde, je suis particulièrement alarmé(e) par les développements qui se produisent dans la commune de Brooke’s Point. Les concessions minières des entreprises, telles que Ipilan Nickel Corporation (INC) et Calmia-MacroAsia, chevauchent le Paysage Protégé de Mont Mantalingahan (MMPL), une zone d’importance écologique nationale et internationale.
La destruction continue de ces zones comporte le risque de causer des dommages irréversibles à l’avenir de Palawan. Des documents publics attestent que plus de 218 854 arbres ont déjà été abattus dans le cadre de « permis spéciaux d’abattage et d’excavation de racines » pour des projets miniers à Palawan. Ce chiffre est alarmant, non seulement concernant les arbres eux-mêmes, mais aussi parce que chaque permis met en péril les bassins versants, la biodiversité, la stabilité des sols et les écosystèmes qui rendent la vie possible sur cette île.

Le fait que la municipalité a récemment approuvé le renouvellement de la licence de la Ipilan Nickel Corporation me préoccupe particulièrement. Cette décision autorise la déforestation d’environ 32 000 arbres dans la forêt primaire. J’espère sincèrement que cette décision, soutenue par neuf membres du Sangguniang Bayan, pourra être réexaminée et finalement annulée dans l’intérêt de la protection de l’environnement à long terme.

Je suis également préoccupé(e) par la situation à Sitio Linao, où la barricade érigée par les habitants autochtones, servant à empêcher les machines lourdes de Calmia d’avancer, a été démantelée le 29 juin. La communauté de ce lieu protège et gère son environnement de manière durable depuis des générations. Il est urgent de prendre en compte ses plaintes et de mettre en place des mesures efficaces afin d’améliorer la situation.

Les habitants de Sitio Linao ne sont pas les seuls à souffrir des dommages causés par l’exploitation minière ; les moyens de subsistance des agriculteurs et des pêcheurs de toute la région de Brooke’s Point ont déjà été affectés, comme le montrent les expériences vécues à Barangay Maasin Proper.

Je vous demande courtoisement mais avec insistance de ne pas accorder de permis d’exploitation à Calmia Nickel Inc. Les exploitations existantes ne doivent plus être agrandies et devraient, de préférence, même être fermées complètement. 

Il est vrai que le moratoire récemment imposé par la province par rapport aux nouvelles demandes d’exploitation minière est un pas dans la bonne direction ; cependant, je suis déçu(e) d’apprendre que certains fonctionnaires contournent ce moratoire facilement et en toute impunité.

Soyez assurés que les organisations internationales de la société civile surveillent de près la situation à Palawan et continueront à œuvrer pour protéger ce qui est depuis longtemps reconnu comme la « dernière frontière écologique des Philippines ».

En tant que maire, vous avez le pouvoir et la responsabilité de faire en sorte que Brooke’s Point reste l’une des communes les plus vertes et les plus belles de Palawan. J’espère sincèrement que vous utiliserez votre mandat pour préserver les forêts que les peuples autochtones protègent depuis des siècles, afin que les générations futures puissent hériter d’un paysage intact, vivant et productif.

Avec mes salutations distinguées

Questions et réponses en 5 minutes

Que désigne-t-on par forêt tropicale ?

Sont définies comme forêts tropicales toutes les forêts sempervirentes des tropiques qui ne connaissent aucune période de sécheresse. Elles entourent la Terre comme une ceinture le long de l’équateur. Les zones de forêt tropicale continue les plus vastes se situent en Amazonie, dans le bassin du Congo et en Asie du Sud-Est. Dans ces régions, un fort rayonnement solaire, des températures élevées et au moins deux milles litres de pluie par mètre carré et par an contribuent à la plus grande diversité du globe.

Qu’est-ce que la forêt tropicale et un immeuble ont en commun ?

L’épaisse verdure d’apparence uniforme de la forêt tropicale est beaucoup moins homogène qu’il n’y paraît à première vue. Elle est essentiellement composée de quatre étages différents. Le sol et le milieu aquatique, les arbustes et les buissons, les cimes et la « terrasse » des arbres géants qui dominent le tout. Chaque étage abrite ses propres habitants, souvent très spécialisés. De nombreux êtres vivants ont formé des symbioses et s’exploitent mutuellement. Dans la forêt tropicale, la coopération est vitale. Seuls les êtres au mode de vie le mieux adapté peuvent y survivre. 

Quelles espèces peuplent le sol forestier ?

Cette zone est plongée dans l’obscurité. Seul 1 à 2 % de la lumière filtrée par le dense feuillage atteint réellement le sol. De nombreux champignons, mousses et fougères s’épanouissent ici. Seule la chute d’un grand arbre peut permettre aux semences de grands arbres d’éclore grâce à la clairière ainsi ménagée dans la canopée impénétrable. Les plantules et les lianes repoussent alors rapidement. Une nouvelle plateforme se reforme rapidement en hauteur pour de nombreuses épiphytes (p. ex. des orchidées) et offre un nouvel habitat à des centaines d’animaux.

Les Rafflesia, qui poussent en Asie du Sud-Est, illustrent bien les interdépendances qui existent dans la forêt tropicale. Leurs énormes fleurs d’un mètre de diamètre et d’un poids pouvant atteindre sept kilos mettent jusqu’à un an à se développer, pour ne rester écloses que quelques jours. La pollinisation des fleurs de Rafflesia qui croissent au ras du sol dépend d’insectes spécifiques. Ceux-ci sont attirés par l’odeur de charogne et la couleur propres à la fleur. Bien qu’étant parasite, elle s’attache à des plantes-hôtes définies, comme les lianes. Si les lianes devaient mourir, la Rafflesia mourrait également.

Y a-t-il des jardiniers dans la forêt vierge ?

Oui. Il suffit de poser le regard au sol en traversant la jungle sud-américaine pour les apercevoir. Où que le visiteur regarde, il peut observer les processions des fourmis transportant des feuilles découpées et des morceaux de fleurs et de fruits jusqu’à leur fourmilière. Une fois leur récolte faite, elles ne l’utilisent pas directement pour s’alimenter comme on pourrait le croire. Les fourmis se servent des matières végétales pour cultiver des champignons. Ceux-ci croissent dans des cavités creusées à cet effet dans les fourmilières et alimentent les fourmis et leurs larves. 

Que fait un dauphin dans l’Amazone ?

Près de 3500 espèces de poissons différentes habitent les rivières de la région amazonienne. Elles abritent également de nombreuses autres espèces animales, y compris des dauphins roses des rivières (Inia geoffrensis).

De nombreuses espèces de serpents savent également se mouvoir habilement dans les eaux. En revanche, les piranhas sanguinaires sont un mythe de la forêt tropicale. Ces poissons gris-orange se nourrissent majoritairement de poissons plus petits, de mollusques, de fruits et de graines. C’est uniquement en période de sécheresse qu’ils deviennent dangereux, lorsqu’ils se regroupent pour chasser ensemble.

Bien qu’il ne vive pas dans l’eau, l’insolite basilic est capable de courir sur l’eau pour poursuivre ses proies ou fuir le danger. Grâce à des écailles élargies et dentelées, les orteils sont plus larges et les pattes se transforment en nageoires au contact de l’eau. 

Existe-t-il vraiment des grenouilles et des serpents volants ?

C’est dans les cimes de la forêt tropicale que vivent la plupart des animaux. Elles s’élèvent à une hauteur comprise entre 25 et 45 mètres au-dessus du sol forestier. C’est ici que vivent non seulement des grenouilles et des serpents volants, mais aussi des geckos et des lézards volants. Pour planer à ces hauteurs, les grenouilles ont elles aussi des palmures entre les orteils qui se déploient tels des parachutes. Certaines d’entre elles passent toute leur vie dans les cimes, sans jamais les quitter. Elles se reproduisent également sur les arbres. Pour ce faire, elles pondent leurs œufs dans les rosettes en entonnoir des broméliacées où s’accumule l’eau. C’est là que se développent les petits têtards, qui ne sortent de l’entonnoir que lorsqu’ils ont atteint leur maturité.

Les serpents volants de l’espèce Chrysopelea, quant à eux, vivent dans les forêts d’Asie du Sud-Est. Ils effectuent des vols planés à travers les cimes, d’arbre en arbre. Pour se faire, ils aplatissent leur corps comme une voile et ondulent dans l’air.

La grande variété de papillons de la forêt tropicale est également très impressionnante. Certains peuvent atteindre une envergure de 30 centimètres et sont donc les plus grands au monde.

Les « gratte-ciel » de la forêt sont-ils également habités ?

Même à l’étage supérieur de la forêt vierge, à 60 mètres de hauteur, la vie foisonne. Cette zone est constituée des arbres géants les plus hauts. On y trouve des essences à croissance lente comme le kapok, le noyer d’Amazonie et l’acajou. Leurs cimes s’élèvent comme des îles au-dessus de la mer de feuilles de l’étage inférieur. On connaît peu de choses des habitants à ces hauteurs difficiles d’accès. Sans accéder à cet habitat, il est tout de même possible d’observer des roussettes (chauves-souris aussi appelées renards volants) et des singes. Tout comme les bruyantes conures soleil qui volent en groupe, les imposants aras et les harpies qui font partie des plus grands oiseaux de proie de la planète. Ces dernières capturent habituellement des paresseux, des aras ou des coatis. À l’inverse, les insectes locaux et qui peuplent les cimes restent jusqu’à présent encore largement inconnus.

Comment les plantes de la forêt tropicale peuvent-elles servir de remèdes ?

Depuis des milliers d’années, les habitants de la forêt tropicale utilisent ses plantes pour se soigner. Les forêts tropicales sont les plus grandes pharmacies naturelles du monde. Ainsi, le latex rouge sang du dragonnier est utilisé comme un « pansement liquide » aux propriétés anti-inflammatoires. Le quinquina permet lui d’extraire de la quinine. Les habitants de la forêt tropicale s’en servent depuis longtemps pour lutter contre la fièvre induite par le paludisme. Les fèves de Calabar des forêts d’Afrique de l’Ouest entrent dans la composition de médicaments contre le glaucome et l’hypertension. Les plantes de la forêt tropicale offrent également de très nombreux principes actifs utilisés dans le traitement anti-cancéreux.

Mais les êtres humains ne sont pas les seuls à profiter de ces plantes médicinales. Les orangs-outans savent eux aussi quelle plante utiliser contre le paludisme ou la migraine. L’orang-outan connaît chaque arbre et chaque plante dans un rayon de 300 hectares et sait exactement quand les fruits sont mûrs et où les trouver.  

Quelles sont les conséquences de la destruction de la forêt tropicale pour les animaux ?

Chaque année, la surface forestière mondiale diminue de 13 millions d’hectares, en majeure partie dans les tropiques. Entre 2001 et 2010, 10,4 millions d’hectares de forêts tropicales ont été déboisés, dont 6,3 millions d’hectares de forêts vierges. Chaque minute, une surface boisée équivalente à 40 terrains de football est détruite par les tronçonneuses, les bulldozers et les cultures sur brûlis, et tout cela au profit de l’industrie du bois et du meuble, tout comme des énormes plantations de palmiers à huile, de canne à sucre et de soja. Les poumons verts de la Terre sont également sacrifiés aux mines d’or et de cuivre, à l’extraction du pétrole et aux barrages.

Les orangs-outans, les tigres et les toucans ont besoin de la forêt pour vivre. Avec chaque parcelle boisée abattue, ce sont des espèces animales et végétales qui meurent, certaines de manière irréversible. On estime leur nombre à environ 150 par jour. Au bout d’un an, le résultat est comparable à la destruction de la totalité de la nature d’un pays comme Allemagne. 

Quelles sont les conséquences de la destruction de la forêt tropicale pour les populations autochtones ?

La forêt tropicale est le foyer et le lieu spirituel de 60 millions d’autochtones, ainsi que leur source d’alimentation, de médicaments et de matériaux de construction. Ils vivent en harmonie avec la nature, sans la détruire, et sont extrêmement tributaires de la forêt. L’organisation Survival fait état de près de 150 groupes autochtones qui vivent volontairement isolés dans la forêt, sans aucun contact avec le monde extérieur, comme les Awá d’Amazonie brésilienne. Leur vie, et souvent même leur survie, est menacée par la destruction de la forêt mais aussi par l’immigration et les maladies introduites de la sorte. Selon la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, 300 millions de personnes vivent dans des zones forestières.  

La perte croissante de surface boisée n’est pas un danger uniquement pour les populations de la forêt tropicale. Nous perdons tous les « poumons verts » de la Terre. En tant qu’important réservoir de CO2, nous avons besoin de la forêt tropicale pour réguler le climat mondial. Lorsque des zones de forêt tropicale se désertifient ou sont dévastées, les répercussions se propagent jusqu’en Europe. Sans oublier qu’à chaque disparition de plante ou d’espèce animale, c’est l’humanité toute entière qui perd un trésor inestimable. Contrairement aux problèmes environnementaux qui peuvent être résolus, cette perte est définitive.

Que fait Sauvons la forêt pour protéger la forêt ?

Depuis 1986, Sauvons la forêt agit à la préservation de cet écosystème unique. Notre objectif est de protéger la forêt et ses habitants (êtres humains, animaux et plantes) des intérêts à court terme de diverses industries. À cet effet, nous soutenons des groupes de base qui s’engagent directement sur place pour la protection de la forêt, les droits des autochtones, le progrès social et un développement compatible avec les intérêts écologiques et sociaux. Par le biais de nos pétitions contre la surexploitation, nous sensibilisons le public et sommons directement les responsables de rectifier le tir en leur remettant les signatures rassemblées. Grâce aux dons, nous promouvons l’achat et la conservation de surfaces de forêt tropicale ainsi que, le cas échéant, des poursuites judiciaires pour la protection de la forêt. Nous effectuons un travail d’information sur la participation de la France et de l’Allemagne à la destruction de la forêt tropicale, en montrons les causes et nommons les responsables. En informant les consommateurs, nous les incitons à adopter un comportement d’achat éclairé.

Comment puis-je protéger la forêt tropicale ?

  • Évoquer le sort de la forêt tropicale et ce qui la menace avec vos amis, connaissances et votre famille. Leur faire connaître le travail de Sauvons la forêt et les encourager à signer nos pétitions : tout le monde peut participer ! 
  • Consulter nos pages thématiques pour vous informer sur l’impact de votre comportement de consommation sur la forêt tropicale et sur l’existence d’alternatives aux produits nocifs pour l’environnement.
  • Soutenir financièrement le travail de Sauvons la forêt en réalisant des dons réguliers ou des dons uniques.
  • Organiser des collectes de dons dans votre école, votre université, ou sur votre lieu de travail. Ces réunions informatives permettront de sensibiliser davantage de personnes à la protection vitale de la forêt tropicale.

 

  1. La Police nationale de Palawan (PNP), le Ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles (DENR), l’Office des Mines et des Sciences de la Terre (MGB)

  2. Et exécutée conformément à la directive NCIP no 1562026.

  3. L’Accord de Partage de Production Minière (MPSA) de MacroAsia Mining Corp., mis en œuvre par Calmia Nickel Inc., aurait reçu le soutien de la communauté Pala’wan, ce qui a conduit le NCIP à délivrer une condition préalable à la certification (Certification Precondition, CP).

  4. IPDO BICAMM

Cette pétition est également disponible en :

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