Pour le climat, protégez la forêt amazonienne président Humala!

Des entreprises d’huile de palme ont commencé à déboiser les forêts au Pérou (© Nasa Earth Discovery)
180 560 signatures

Fin de l'action : 28 oct. 2015

« Aidez-nous à protéger la forêt amazonienne des plantations ! » Des habitants de l’Amazonie péruvienne nous ont alerté car des spéculateurs déboisent illégalement les forêts tropicales pour les convertir en cultures d‘huile de palme. Empêchons cette catastrophe environnementale en écrivant au gouvernement péruvien !

Mises à jour Appel

Au Président de la République et au Ministre de l’Environnement du Pérou

“Fin de la déforestation tropicale pour les cultures d’huile de palme au Pérou. Protection de la forêt amazonienne.”

Afficher la lettre de pétition

Au Pérou, les riverains de l’Amazone vivent en harmonie avec la forêt tropicale, cultivant des petites parcelles de terres et pêchant les poissons dans les cours d’eau. Certains sont artisans, d’autres font office de guide pour les touristes venus d’Iquitos et qui souhaitent visiter la région. Leurs revenus ne sont pas élevés mais ce mode de vie préserve leur richesse fondamentale : la forêt tropicale.

Mais depuis quelques mois les habitants de l’Amazonie péruvienne vivent dans l’inquiétude et la peur. Des spéculateurs sont en train de défricher à grande échelle la forêt tropicale des basses terres. Le déboisement a débuté dans le plus grand secret. L’affaire est devenue publique en septembre dernier lorsque des journaux locaux ont alerté l’opinion publique en faisant leur une de cette déforestation illégale massive.

Il s’est avéré depuis qu’une dizaine de sociétés ont acheté 60 000 hectares de forêts primaires au gouvernement péruvien dans le Loreto. En outre, ces entreprises ont fait des demandes de permis de déboisement pour un total de 100 000 hectares de forêts tropicales dans les régions de Loreto et d'Ucayali.

Écrivons au gouvernement et aux autorités compétentes du Pérou pour qu’ils mettent fin aux déboisements et empêchent l’aménagement de cultures d’huile de palme.

Contexte

 

Informations supplémentaires

en français
• Articles publiés sur le blog Libres Amériques:
1- Le palmier à huile menace les forêts en terre amazonienne
2- Pérou, la forêt amazonienne est-elle à vendre ?
• Article de Green et Vert  Quand l’huile de palme s’attaque à l’Amazonie

en anglais
• Article de Mongabay  Satellite reveals 'hidden' 1000-ha oil palm plantation in Amazon rainforest in Peru

 

Destinataires de la pétition

En plus de signer la pétition, il vous est possible de contacter directement ses destinataires :
 
M. Ollanta Humala, Président de la République du Pérou
• M. Manuel Pulgar-Vidal, Ministre de l’Environnement de la République du Pérou
 
Ambassade de la République du Pérou
50, avenue Kléber
75116 Paris
Tél : +33 (0)1 53 70 42 00
Fax : +33 (0)1 47 04 32 55
Courriel : perou.ambassade@amb-perou.fr

Lettre

Au Président de la République et au Ministre de l’Environnement du Pérou

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,

Je suis consterné(e) par les défrichements forestiers illégaux opérés dans les régions de Loreto et d’Ucayali par les entreprises d’huile de palme Cacao del Peru Norte SAC, Plantaciones Ucayali SAC, Palmas del Shanusi und Biodiesel Ucayali. Environ 10 000 hectares ont déjà été déboisés illégalement sans la moindre autorisation et sans même que les autorités compétentes n’en aient été averties.

Dans les régions de Loreto et d’Ucayali, 100 000 hectares de forêts tropicales ont fait l’objet demandes de permis de déboisement .

Selon la loi forestière n° 27.308, l’État est tenu responsable de la protection des forêts. En conséquence, nous vous exhortons à :

- empêcher la destruction des forêts tropicales ainsi que les conflits écologiques et sociaux causés par les sociétés de plantations ; ne pas délivrer les permis demandés par les entreprises pour le déboisement de 100 000 hectares de forêt tropicale.

- faire cesser immédiatement les activités de l’entreprise “Cacao del Peru Norte SAC“ et des autres sociétés de plantation à Tamshiyacu, Loreto et Ucayali.

- faire la lumière sur la manière dont les entreprises prétendent avoir acquis 80 000 hectares de forêts tropicales et poursuivre en justice les personnes impliquées dans ce commerce foncier illégitime.

Les forêts tropicales fournissent les moyens de subsistance des personnes qui y vivent et sont l’habitat d’une grande variété de plantes et d’animaux.

En raison de la gravité et de l’irréversibilité des dommages (qui seraient) causés, je vous demande d’agir sans attendre et espère une réponse positive de votre part très prochainement.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, à l'assurance de ma considération et de ma vigilance citoyenne.

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