Pétition terminée
Vol des terres pour l’huile de palme: NON c’est NON !
Au Libéria, la société d'huile de palme Equatorial Palm Oil projette d’étendre ses plantations sur les terres de la communauté Jogbahn sans son consentement. Faisons savoir à l’entreprise britannique EPO et à son principal actionnaire KLK : le monde est conscient de vos agissements et vous regarde !
Aux dirigeants d'Equatorial Palm Oil et de son principal actionnaire Kuala Lumpur Kepong
« À la société d'huile de palme EPO : le Clan Jogbahn ne veut pas de vos plantations sur ses terres. C’est son droit et vous devez le respecter ! »L’entreprise britannique Equatorial Palm Oil tente d’accaparer les terres de la communauté Jogbahn au Libéria pour les convertir en cultures d’huile de palme. Selon l’ONG Les Amis de la Terre Libéria, EPO mène des études approfondies, laissant présager de futurs déboisements.
Présent sur ce territoire depuis plusieurs siècles, le Clan Jogbahn n’a pas donné son consentement pour céder ses terres. Et ne le fera jamais. L’un d’eux, nommé Chio, explique sans équivoque : « Tout ce que nos ancêtres nous ont légué se trouve dans cette forêt ».
Les populations locales s’opposent à EPO depuis 2012, date à laquelle furent réalisées les premières plantations de palmiers à huile, causant défrichements et destructions de terres agricoles. Aux nombreuses réunions avec l’entreprise et les autorités auquel il a participé, le Clan Jogbahn a toujours refusé de sacrifier ses terres.
Le Clan Jogbahn a besoin du soutien international
Le conflit a atteint son paroxysme en septembre 2013 lorsque des troupes paramilitaires et d’autres forces de sécurité sont intervenues violemment à l’encontre de membres du Clan Jogbahn, procédant à des arrestations arbitraires et faisant de nombreux blessés.
Le 5 mars dernier, le Clan Jogbahn recevait le soutien de la présidente Ellen Johnson Sirleaf en personne. Mais la réjouissance fut de courte durée étant donné qu’EPO a continué ses activités comme si de rien n’était. Aujourd’hui, les Jogbahn se sentent seuls dans leur lutte. Selon eux, le gouvernement devrait les aider à vivre sur leurs terres au lieu de céder celles-ci à une entreprise qui se retirera dès qu’elle n’aura plus d’argent à y gagner.
Écrivons à EPO et à son principal actionnaire KLK : le Clan Jogbahn ne veut pas de vos plantations sur ses terres. C’est son droit et vous devez le respecter !
Informations supplémentaires
Les Amis de la Terre / Friends of the Earth International
• Article When our land is free, we’re all free
• Article Resistance to Liberia landgrabs a warning to Africa investment conference
• Pétition des Amis de la Terre (FoE) International Accaparement des Terres au Libéria: Dites à Equatorial Palm Oil que NON signifie NON!
Médias
• Article de REDD-Monitor Equatorial Palm Oil’s landgrab in Liberia
• Article de Front Page Africa Jogbah Clan Opposes EPO Expansion, Findley Calls for Calm
• Déclaration du Sustainable Development Institute SDI welcomes President Sirleaf's commitment to protecting Joghban clan’s land from further encroachment by British palm oil company Equatorial Palm Oil
Vidéo : The Jogbahn Clan
Destinataires de la pétition
En plus de signer la pétition, il vous est possible de contacter directement ses destinataires :
• M. Geoffrey Edward Martyn Brown, Directeur exécutif d’Equatorial Palm Oil (EPO)
Equatorial Palm Oil plc47 Charles Street
London W1J 5EL
United Kingdom
Tél : +44 20 77667555
Fax : +44 20 77667599
Courriel : enquiries@epoil.co.uk
• M. Oi Hian Lee, PDG de Kuala Lumpur Kepong Berhad (KLK)
Kuala Lumpur Kepong BerhadWisma Taiko, 1,
Jalan S. P. Seenivasagam
IPOH, 30000
Malaisie
Tél : +605 2418444
Fax : +605 2555312
Courriel : mktg@klk.com.my
Aux dirigeants d'Equatorial Palm Oil et de son principal actionnaire Kuala Lumpur Kepong
Monsieur Brown,
Monsieur Lee Oi Hian,
Depuis 2012, les communautés affectées par vos opérations dans le District no.4, au sein du département du Grand Bassa au Libéria, ont clairement marqué leur objection quant à votre projet d'extension sur leurs terres. Ces communautés se sont réunies plus de 20 fois avec des représentants exécutifs et légaux du gouvernement local pour exprimer leur désaccord. Des documents montrent que EPO a participé à plusieurs de ces réunions.
Le 5 mars, lors d'une réunion entre le gouvernement et les communautés du District no.4, département du Grand Bassa, la Présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, a dit que EPO n'exploiterait pas les terres du Clan Jogbahn sans leur accord. Les communautés continuent à dire NON à l'exploitation par votre entreprise de leurs terres.
Malgré cela, votre société tente de conduire sur leurs terres des études d'évaluation d'impact social et environnemental et d’évaluation de l'état de conservation. Étant donné que cela fait partie des procédures précédant l'accaparement des terres, cela voudrait dire que vous ne respectez pas le droit des communautés de dire NON et que vous vous préparez à prendre possession de leurs terres. Dans tous les cas, la mise en œuvre de ces activités préparatoires nécessite l’accès aux terres du Clan Jogbahn et la participation de la communauté, ce que cette dernière refuse.
L'accaparement des terres, ainsi que les autres activités préparatoires menées dans ces conditions, serait illégal étant donné que le droit des communautés de donner ou pas leur consentement préalable, libre et en connaissance de cause, ce qui est une obligation autant sous la loi nationale que internationale, n'est pas respecté. En entreprenant de telles activités, EPO viole également les engagements pris par rapport aux principes et critères du RSPO (Table ronde sur l'huile de palme durable).
Le consentement préalable, libre et en connaissance de cause (FPIC) est un principe clé de la Loi sur les droits des communautés au Libéria (2009), qui octroie aux communautés le droit d'accepter ou non des activités planifiées sur leur terre ou qui ont un impact sur celle-ci ou sur leur communauté. FPIC est également un principe légal supporté par de nombreux instruments légaux régionaux et internationaux auxquels le Libéria est liés, tel que la Charte africaine des droits de l'homme et du peuple (ACHPR).
En tant que membre de la Table ronde sur l'huile de palme durable (RSPO), votre entreprise est également tenue d'adhérer aux principes et critères du RSPO qui inclut le respect des droits fonciers coutumiers des communautés ainsi que le FPIC.
Vos tentatives précédentes d’enquêter sur les droits fonciers coutumiers des communautés sans leur accord a entraîné des conflits violents et des accusations d'abus sévères des droit de l'homme. Nous insistons pour que vous écoutiez le Clan Jogbahn – NON signifie NON.
Voir entre autres la décision de la Commission africaine sur les droits de l'homme et des peuples dans le cas de Endorois Welfare Council v. Kenya (276/2003) p.ex. § 209, à propos des droits de la propriété (Art. 14 ACHPR), et des droits au développement (Art. 22 ACHPR). Voir aussi ACHPR Resolution 224 sur la Gouvernance des Ressources Naturelles basée sur une Approche des droits de l'homme, la Déclaration des Nations Unies sur les droites des peuples autochtones ainsi que de nombreuses autres dispositions et jurisprudences élaborées sous la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (ICERD), le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (ICESCR), et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP). Les signatures de cette pétition seront communiquées au CEO de Equatorial Palm Oil PLC et à leur principal actionnaire, le géant malaisien d'huile de palme, KLK.
Je vous prie de croire, Monsieur Brown, Monsieur Lee Oi Hian, à l'assurance de ma considération et de ma vigilance citoyenne.