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Un groupe de personnes d’origine afro-brésilienne et d’origine autochtone lors d’un défilé dans la forêt tropicale
© Teia dos Povos da Bahía
Un groupe de personnes discute à l’ombre des grandes feuilles des bananiers
© Teia dos Povos da Bahía
Deux personnes regardent, dans une serre, des plants de cacao placés dans des sacs de culture posés à même le sol
© Guadalupe Rodríguez/ Salva la Selva
Trois personnes plantent un cacaoyer dans la forêt tropicale
Trois personnes, penchées au-dessus du sol, plantent un jeune cacaoyer (© Guadalupe Rodriguez)
Un homme sent un fruit de cacao coupé en deux dans la forêt tropicale
© Klaus Schenck
Des maisons situées le long d’un chemin dans la forêt tropicale
© RdR/ Klaus Schenck

Défendre les forêts et l’autonomie alimentaire : l’engagement des communautés traditionnelles

Lors de la rencontre Teia dos Povos da Bahia, des centaines de personnes, issues des communautés afro-brésiliennes et des peuples autochtones du Brésil, se réunissent. Elles échangent sur l’agroforesterie, l’autonomie alimentaire, l’utilisation des semences traditionnelles et la protection de leurs territoires. Et ils planifient des activités visant à mettre en pratique ces savoirs ancestraux.

Vue d’ensemble du projet

Thématique(s)Habitats / Personnes

Objectif(s) Protection des forêts et autonomie alimentaire

Activité(s) Rencontres, actions éducatives et défense des droits de l’homme et des territoires


Teia dos Povos da Bahia (Réseau des peuples de Bahia) est une grande organisation regroupant des peuples noirs et autochtones issus de différentes régions du Brésil. Elle comprend également des communautés traditionnelles, des territoires ancestraux, des mouvements et groupes ruraux et urbains, des communautés périphériques, des sans-abri, des pionniers, des petits agriculteurs, ainsi des associations et des mouvements sociaux issus des zones rurales et urbaines.

Cette organisation a été fondée en 2012 lors de la première Journée agroécologique de Bahia, dans le lotissement de Terra Vista (commune d’Arataca, Bahia Sud). Le Réseau des peuples de Bahia, organisé autour de la lutte pour la terre et le territoire, l’alimentation et l’autonomie pédagogique, indépendamment des élections et des institutions étatiques, repose sur trois principes :

1. La terre et la nourriture sont les fondements de la vie et doivent être développées de manière collective et solidaire.

2. Le travail et les études doivent mener à la liberté et à la construction d’une économie solidaire qui respecte les cultures et les modes de vie des peuples et des communautés traditionnelles.

3. L’identité ethnique des peuples doit être réaffirmée ; elle constitue le fondement de la construction d’une nouvelle ère.

Comment le réseau défend le pays et le territoire

Bahia est le cinquième plus grand État du Brésil et l’un des plus riches en biodiversité, puisqu’il abrite les écosystèmes du Cerrado, de la Caatinga et de la forêt atlantique. Toute cette diversité a été détruite par les grandes entreprises agricoles – telles que les monocultures de soja et de palmiers à huile –, ainsi que par l’élevage et l’exploitation minière.

Dans un contexte de plus en plus violent, marqué par les expropriations, l’accaparement des terres et la destruction des terres ancestrales par les représentants de l’industrie agroalimentaire et des gouvernements, les peuples et les communautés qui constituent le Réseau des peuples de Bahia organisent régulièrement des réunions de formation ainsi que des échanges de connaissances et des savoirs agroforestiers dans le but de défendre les zones détruites par l’industrie agroalimentaire et l’élevage et de restaurer les forêts.

Lors de ces rencontres, auxquelles 4 000 personnes ont déjà participé, les membres de la Teia échangent des semences créoles et partagent leurs expériences en matière de défense des territoires et des pratiques qui garantissent leur autonomie alimentaire. Ils encouragent également les stratégies pédagogiques ancrées dans les traditions ancestrales des peuples et mettent quotidiennement en œuvre la création de systèmes agroforestiers, la plantation d’arbres, la construction de citernes pour la collecte des eaux de pluie et l’organisation d’un réseau d’échange de semences créoles. Ces activités et pratiques visent à établir un lien profond entre les peuples, la terre et les autres êtres vivants qui la peuplent.

La plupart des sessions de formation débouchent sur des actions collectives appelées « parcours agroécologiques solidaires », au cours desquelles les participants s’engagent dans un travail collectif de reboisement et de plantation sur des sites écologiquement dégradés. En règle générale, ces lieux se trouvent dans la même région que celle où se déroule la rencontre. Entre 2014 et 2019, la Teia a organisé 50 randonnées solidaires au cours desquelles plus de 15 000 arbres ont été plantés sur des terres dégradées et dans les forêts riveraines des rivières et des sources. Les résultats de cette culture vivrière ont permis de créer plus de 5 hectares de jardins biologiques dans ces régions et 25 hectares de banques de semences communautaires, qui représentent les 30 hectares de cultures vivrières plantées dans les « trechos ».

Les rencontres du Réseau des peuples durent plusieurs jours, et à l’issue de ces rencontres, les participants et les représentants des communautés retournent dans leurs territoires, avec la volonté de mettre en place et de vivre la liberté de la terre, de la culture, de l’autonomie alimentaire, des pratiques éducatives ancestrales et de la solidarité.

Soutien pour le réseau

En 2023, Salve a Floresta est devenu partenaire du Réseau des peuples de Bahia et soutient le projet « Raising Forests in Defence of Territories » (Reboisement pour la défense des territoires). Ce projet prévoit la formation en agroécologie d’au moins 50 leaders de base issus des peuples et des territoires qui composent le Réseau, ainsi que la mise en place de systèmes agroforestiers. La phase de formation comprend des débats, des études, des ateliers, des activités culturelles et des pratiques agroécologiques sur le terrain. Au cours de la deuxième phase, des ateliers spécifiques seront organisés sur les thèmes suivants : reboisement, culture fruitière, production pour l’autoconsommation, mise en place d’un réseau de semences créoles, systèmes agroforestiers, production d’engrais biologiques, engrais verts et production de plants.

Don pour la protection des forêts tropicales

Si vous souhaitez soutenir le Réseau des peuples de Bahia, rendez-vous sur la rubrique « Dons » pour la protection des forêts tropicales 

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