Le Botswana va enfin protéger ses éléphants

Le monarque espagnol et ancien président d'honneur du WWF Juan Carlos pose avec un fusil devant l'éléphant qu'il vient d'abattre au BotswanaUne image bientôt classée au rang des souvenirs au Botswana : le roi d'Espagne Juan Carlos posant fièrement devant sa proie

30 nov. 2012

Au Botswana, le gouvernement vient d'annoncer la prochaine interdiction de la chasse commerciale aux animaux sauvages. Jusqu'ici, les touristes fortunés y étaient autorisés à chasser éléphants, lions et autres buffles. Mais ces pratiques ne sont plus compatibles avec la protection de la faune du pays selon le ministre de l'environnement. 

Le Botswana se présente comme un paradis pour les amateurs de safari. Il est non seulement possible d'admirer les animaux d'espèces menacées avec ses jumelles... mais aussi de les abattre contre le paiement d'une somme déterminée. Heureusement, ce sera bientôt de l'histoire ancienne. Le Botswana, par la voie de son ministre de l'environnement, vient d'annoncer l'interdiction de la chasse commerciale à compter de 2014. Selon lui, cette décision est motivée par la forte baisse des populations de buffles, de lions et d'éléphants.

Ainsi, le roi d'Espagne Juan Carlos va devoir chercher une nouvelle destination pour ses parties de chasse. En avril dernier, le monarque avait fait les gros titres de l'actualité mondiale après s'être fracturé la hanche en chassant l'éléphant au Botswana. Sauvons la forêt avait vivement protesté et même lancé une pétition adressée au gouvernement espagnol concernant celui qui, au moment de son accident, était encore président d'honneur de la célèbre organisation WWF (Fond mondial pour la nature). 

Les tour-opérateurs organisant des chasses en Afrique essaient de faire le plus rapidement possible un maximum de profit tant qu'il en est encore temps. Des sites internet comme Africa Hunting proposent des safaris-chasse à l'éléphant dont les prix varient de 30.000 à 50.000 dollars selon la taille de l'animal abattu. Et si le chasseur ne trouve pas de cible correspondant à sa  « commande » le long de son parcours de 10 jours entre la Réserve de Moremi et le Parc national de  Nxai Pan, le voyagiste propose même de le dédommager de 5.000 dollars. 

Sauvons la forêt appelle à une interdiction mondiale et totale de la chasse commerciale. Tuer des animaux n'est pas une activité récréative.